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Des résidents d’Ottawa déplorent un « manque de communication » post-tornade

Des centaines de personnes rassemblées pour une séance d'information à l'intérieur d'une église.

Des centaines de personnes étaient présentes lors d'une séance d'information post-tornade à l'église pentecôtiste Woodvale.

Photo : Radio-Canada / Kimberley Molina/CBC

CBC
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Certains citoyens d'Ottawa se demandent toujours pourquoi ils n'ont pas reçu d'alerte sur leur téléphone lorsque des tornades ont frappé la région de la capitale nationale le 21 septembre et pourquoi des gens ont passé plusieurs jours dans des maisons devenues inhabitables.

Des centaines de personnes provenant des deux secteurs les plus touchés, Arlington Woods et Craig Henry, ont assisté à une réunion d’information, samedi, dans l’espoir d’obtenir des réponses de la part des autorités provinciales et municipales.

Qu’arrivera-t-il lors du prochain désastre?

Une citation de : Betty Rose, résidente d’Arlington Woods

Betty Rose était à la maison avec son mari lorsque le vent s’est levé et que les arbres ont commencé à tomber un peu partout, dont sur sa résidence du quartier Arlington Woods. Ni elle ni son mari n’ont eu d’avertissement de tornade.

Mon mari n’a jamais eu l’alerte sur son téléphone. Beaucoup de gens ne l’ont jamais eue, a-t-elle déploré.

Betty Rose pose pour la caméra devant un mur de briques.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Betty Rose affirme que ni elle ni son mari n'ont reçu d'alerte lors des tornades.

Photo : Radio-Canada / Kimberley Molina/CBC

Dans les 20 à 30 secondes que la tornade a pris pour traverser son quartier, elle a affirmé qu’il n’y avait pas assez de temps pour se rendre à son sous-sol.

Elle a aussi questionné le manque de communication de la Ville à propos des services disponibles aux personnes sinistrées. Nous n’avions aucune idée que les églises et d’autres organismes avaient fourni des denrées pour la communauté. Pour une quelconque raison, nous sommes passés entre les mailles du filet, a-t-elle déploré.

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a indiqué qu’un téléphone plus vieux pourrait être en cause et que la population peut vérifier la compatibilité de leur appareil en ligne. La Ville d’Ottawa a aussi admis que ses communications ont failli.

Un résident a notamment soutenu que la Ville dépendait trop de la radio et des réseaux sociaux alors que des gens sont privés d’électricité et que des personnes âgées n’ont pas de compte de réseau social. Ray Skrebutenas s’est demandé pourquoi la Ville n’allait pas de porte en porte pour transmettre cette information.

M. Skrebutenas, qui n’est plus en mesure d’habiter sa résidence d’Arlington Woods en raison des dommages, a vu bon nombre d’employés municipaux au travail dans les jours suivant les tornades. Il n’a toutefois trouvé personne pour répondre à des questions pressantes.

Le conseiller du quartier Knoxdale-Merivale, Keith Egli, a indiqué que les gens doivent avoir des radios à piles en cas d’urgence. Il a dit souhaiter organiser des mises à jour d’information d’urgence à être diffusées par des stations de radio.

Les arbres : partie intégrante de la communauté

Des résidents se demandaient par ailleurs comment ils pouvaient reconstruire leur communauté qui, jusqu’à récemment, comportait beaucoup d’arbres. Nombre d’entre eux étaient plus que centenaires et ils étaient l’image de marque de la communauté.

Pour sa part, la Ville d’Ottawa a soutenu qu’elle allait planter de nouveaux arbres sur les terrains appartenant à la Ville et qu’elle ferait couper seulement les arbres jugés non sécuritaires.

Craintes face à l’amiante

Alors qu’Arlington Woods et Craig Henry commencent la reconstruction, les autorités de santé publique affirment que les gens devraient être prudents avec l’amiante. L’Ontario n’a commencé à retirer l’amiante que pendant les années 1970, a dit Martha Robinson, une inspectrice de Santé publique Ottawa.

Les résidences pourraient avoir de l’isolant qui contient de l’amiante, donc, pour ce qui est des plus vieilles maisons, on devrait se demander si c’est une possibilité, a-t-elle fait valoir.

Si vous en respirez une grande quantité, ça peut se loger dans les poumons et causer des problèmes, a-t-elle ajouté.

Elle soutient que le risque le plus important est pour les personnes qui sont appelées à travailler régulièrement avec l’amiante et non pas pour celles qui entrent en contact avec la substance de façon sporadique. Elle affirme toutefois que des précautions sont de mise, notamment le port d'un masque respirateur de type N95.

Avec les informations de Kimberley Molina

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