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Le « Trump brésilen » sort de l'hôpital et reprend sa campagne controversée

Jair Bolsonaro, assis dans l'avion, se tourne et salue de la main.

Jair Bolsonaro dans l'avion le ramenant de Sao Paulo vers Rio de Janeiro.

Photo : Reuters / Stringer .

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après trois semaines de traitement suite à une tentative d'assassinat, le candidat présidentiel d'extrême droite brésilien Jair Bolsonaro a reçu samedi son congé de l'hôpital. Alors que sa santé s'est rétablie, celle de sa campagne pourrait être affectée par son impopularité chez les Brésiliennes, qui se rassemblent par dizaines de milliers à travers le pays pour dénoncer sa candidature.

Le 6 septembre, l'ex-capitaine de l'armée brésilienne a été poignardé à l’abdomen lors d’un bain de foule dans la ville de Juiz de Fora, au nord de Rio de Janeiro. Il avait été transporté à l’Hôpital israélite Albert Einstein de Sao Paulo. Après avoir obtenu son congé, il a pris l’avion vers Rio de Janeiro, dont il est le député au Congrès national du Brésil.

Ayant frôlé la mort, le candidat ne serait pas « en condition d'aller dans la rue » pour faire campagne selon le président de sa formation politique, le parti social libéral (PSL). Bolsonaro, parfois surnommé le « Trump tropical », compte toutefois continuer à être bien présent sur les réseaux sociaux.

Le suspect de la tentative d’assassinat sur le politicien est un ancien militant d’extrême gauche disant avoir agi « au nom de Dieu ».

Une candidature qui choque

De Manaus, métropole de l’Amazonie, jusqu’à Sao Paulo dans le sud du pays, des manifestations ont eu lieu samedi pour dénoncer la candidature du politicien populiste.

Indignées par les nombreux commentaires jugés sexistes, racistes et homophobes, les femmes brésiliennes sont nombreuses à utiliser le mot-clic #EleNao, ou #PasLui, pour démontrer leur opposition au candidat d’extrême droite.

Des manifestantes, certaines le poing levé, d'autres avec des affiches anti-Bolsonaro.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des manifestantes ont pris la rue aux quatre coins du Brésil pour dénoncer la candidature de Jair Bolsonaro.

Photo : Reuters / Stringer .

Des manifestations rivales, en appui au politicien polémiste, ont aussi eu lieu à travers le pays. Plusieurs des partisans du PSL sont séduits par les positions intransigeantes envers la criminalité ainsi que par le parcours largement exempt de corruption de Bolsonaro. Le candidat aux relents autoritaristes est un admirateur avoué de la dictature militaire qui a gouverné le Brésil de 1964 à 1985.

Selon les sondeurs, Bolsonaro bénéficierait d’une avance confortablement pour le premier tour des élections, prévu le 7 octobre prochain. Avec 28 % des intentions de vote, il aurait six points d’avance sur son plus grand rival, l’ancien maire gauchiste de Sao Paulo, Fernando Haddad.

Un homme aux cheveux grisonnants marche parmi les photographes et caméramans. Il porte un veston et sourit légèrement. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Fernando Haddad, ancien maire de Sao Paulo, avait été choisi comme alternative si la candidature de Lula à l'élection présidentielle 2018 venait à être invalidée.

Photo : Getty Images / AFP/Nelson Almeida

Le 28 octobre, au deuxième tour, où s'affronteront les deux candidats favoris du premier tour, c’est cependant Haddad qui est largement favori.

La grande différence entre les intentions de vote des hommes et des femmes du Brésil pourrait avoir un impact significatif sur les résultats de l’élection. Selon la maison de sondage Ibope, deux fois plus d’hommes que de femmes comptent appuyer Bolsonaro au premier tour (36 % contre 18 %).

Dans un deuxième qui verrait s’affronter Haddad et Bolsonaro, les appuis en faveur de ce dernier seraient de 30 % chez les femmes, et de 47 % chez les hommes.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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