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Le défi Manger 100 % local prend de l'ampleur

Des clients venus acheter des légumes biologiques au Jardin de la Passerelle.

Des clients venus acheter des légumes biologiques au Jardin de la Passerelle, à New Richmond

Photo : Radio-Canada / Pierre Cotton

Radio-Canada

Lancé en 2015 aux Îles-de-la-Madeleine, le défi de manger uniquement des produits locaux pendant le mois de septembre a fait des petits partout au Québec.

Outre les Îles-de-la-Madeleine, six régions ont participé cette année à ce mouvement qui vise à sensibiliser les consommateurs à l’importance de manger des produits de leur région et à encourager les producteurs locaux.

Régions participantes :

les Laurentides,
l’Outaouais,
l’Estrie,
la Côte-Nord,
le Bas-Saint-Laurent
la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

En 2015, ils étaient deux : Simon Beaubien , directeur général du Bon goût frais des Îles, et sa conjointe. L'année suivante, ils étaient quatre. Trois ans plus tard, ils ont été quelque 8000 consommateurs à tenter l’expérience pour le mois entier ou quelques jours.

Simon Beaubien reconnaît que cela demande une certaine planification, mais cela incite également à la découverte. Il croit que c'est un prétexte pour les gens de se casser la tête et d'observer ce qu'il y a près de chez eux.

C’est ce qu’a fait cette année, pour la première fois, la famille Dallaire-Hennion, des Îles-de-la-Madeleine.

Famille Dallaire-Hennion

Famille Dallaire-Hennion

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Pour Gabrielle Dallaire, participer au défi est aussi une question de conviction. « On se rend compte que c'est possible, aux Îles, il y a tout ce qu'il faut en fromages, en légumes, en champignons, en viandes. On peut vraiment aller chercher tout ce qu'il faut pour bien s'alimenter pendant un mois », commente Gabrielle Dallaire.

Cliquer ici pour écouter Manger local, les conseils du chef Yannick Ouellet à l'émission Bon pied, bonne heure

En faisant le choix des produits locaux, les consommateurs assurent la vitalité des producteurs de leur coin de pays, selon le propriétaire du Fumoir d'Antan, Benoît Arseneau. Il y a toute la valeur économique que ça amène d'acheter chez nous, ça vaut le coût, croit M. Arseneau, de donner un coup de main aux producteurs pour rentabiliser leurs entreprises.

Jules Arseneau, apiculteur aux Îles-de-la-Madeleine

Jules Arseneau, apiculteur aux Îles-de-la-Madeleine

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Le défi permet aussi de découvrir des passionnés comme l’apiculteur Jules Arseneau, propriétaire de Miel en mer. Pour moi, dit-il, c'est une fierté au départ, de travailler avec les produits locaux. On est dans le terroir, on parle du miel, de l'hydromel avec de l'aronia. On parle des canneberges, de la cueillette dans les milieux dunaires.

L’archipel compte une quarantaine de producteurs et de transformateurs.

D'après un reportage de Martin Toulgoat

Bas-Saint-Laurent

Alimentation