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Risque réel de bulle immobilière à Vancouver et Toronto

Des grues s'activent au centre-ville de Toronto.
Construction immobilière à Toronto Photo: La Presse canadienne / Frank Gunn
Radio-Canada

Un rapport de la banque d'investissement suisse UBS montre que Toronto et Vancouver sont parmi les villes le plus à risque de vivre une bulle immobilière dans le monde. Seules Hong Kong et Munich font moins bonne figure que les deux grandes villes canadiennes.

Chaque année, UBS publie un rapport qui présente l’état du marché immobilier dans 20 villes du monde qui sont considérées comme des centres financiers. L’indice de risque se base sur divers facteurs, dont le salaire des habitants, le prix des propriétés, le marché locatif et les taux hypothécaires.

Un indice supérieur à 1,5 est synonyme d’un risque de bulle immobilière. Toronto a obtenu une note de 1,95, et Vancouver, de 1,92.

Une donnée est particulièrement frappante au sujet de ces deux villes : dans la capitale ontarienne, six ans de salaire permettent à un « travailleur hautement qualifié » de s’offrir un appartement près du centre-ville, tandis que dans la métropole britanno-colombienne, neuf années de revenu sont nécessaires pour faire de même, en moyenne.

Londres et Amsterdam sont les deux autres villes de la planète qui présentent un risque important de bulle immobilière.

UBS définit ainsi une bulle de prix : « [Il s’agit] d’un phénomène récurrent au sein des marchés immobiliers. Le mot “bulle” fait référence à une mauvaise évaluation substantielle et constante du prix d’un bien. Son existence ne peut être prouvée avant qu’elle n’éclate, mais des données historiques révèlent certaines tendances d’un marché immobilier en excès. »

La firme suisse indique que, dans les cinq dernières années, les prix ont augmenté de 35 % en moyenne dans les villes majeures du globe. À Vancouver, l’augmentation a été deux fois plus importante.

UBS ajoute que la taxe imposée l’année dernière aux acheteurs internationaux n’a pas permis d’y briser la tendance à la hausse. Après une brève pause, la valeur du marché a continué à croître.

Toronto fait des progrès

Mince consolation pour Toronto : l’indice de la Ville Reine était de 2,12 l’an dernier, le plus élevé parmi les villes évaluées. « La dynamique des prix a ralenti considérablement et c’est pourquoi l’indice a un peu diminué par rapport à 2017 », a indiqué UBS.

Le coût élevé de l'immobilier se répercute sur le marché locatif, ce qui peut offrir une mince consolation aux propriétaires investisseurs, s'ils sont patients. Selon les calculs de la banque suisse, une propriété devra être louée pendant 25 ans pour rentabiliser un investissement à Toronto, et jusqu’à 34 ans à Vancouver.

Des 20 villes que le rapport a étudiées, Chicago est la seule dont l’indice est négatif – ce qui témoigne d’un marché sous-évalué. Boston, Singapour et Milan bénéficient quant à elles d’un marché « correctement évalué ».

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