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Les centres de prévention des surdoses de l'Ontario obtiennent un sursis de six mois

Un toxicomane manipule une seringue.
Les centres d'injection supervisées donnent aux gens la possibilité de s'injecter en sécurité et sous la supervision de professionnels. Photo: Getty Images / Spencer Platt
Radio-Canada

Alors que les centres de prévention des surdoses de l'Ontario s'apprêtaient à fermer le 30 septembre, Ottawa donne un sursis de six mois pour garder les sites ouverts à la demande du gouvernement ontarien.

Vendredi après-midi, la ministre de la Santé et des Soins de longue durée, Christine Elliott, avait demandé un prolongement des changements législatifs en place à Ottawa afin de garder les centres de prévention des surdoses ouverts au-delà du 30 septembre.

Les centres de prévention des surdoses reçoivent leur permis et leur financement de la part du gouvernement de l'Ontario, mais Ottawa doit modifier la loi fédérale réglementant certaines drogues et autres substances pour permettre à ces derniers d'ouvrir leur porte.

Par voie de communiqué, Mme Elliott assure vouloir mettre la touche finale à [ses] recommandations, avant de les transmettre au premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, qui prendra la décision finale.

Il s'agit d'une décision importante que nous devons prendre correctement, sans précipitation.

Christine Elliott, ministre de la Santé et des Soins de longue durée

Par le passé, la ministre Elliott s’est montré en faveur des centres de prévention des surdoses, qui incluent aussi les centres d’injection supervisée, alors que le premier ministre Doug Ford a laissé entendre qu'il s'opposait à ces centres.

Une des toutes premières priorités de notre gouvernement est de s'assurer que tous les efforts pour lutter contre la dépendance aux opioïdes visent à faire entrer les gens en cure de désintoxication, insiste-t-elle.

La ministre ontarienne de la Santé, Christine Elliott, en mêlée de presseLa ministre ontarienne de la Santé, Christine Elliott Photo : La Presse canadienne / Chris Young

La ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, indique avoir immédiatement accepté la demande de Mme Elliott. Elle espère que l'Ontario prendra la même décision que le gouvernement fédéral à ce sujet et laissera les sites de prévention des surdoses ouverts.

Je suis confiante qu’ils feront le même constat que moi : ces centres sauvent des vies, déclare-t-elle.

Un service efficace

Luc Cormier, infirmier autorisé au Centre de santé communautaire Sandy Hill à Ottawa, croit que ce prolongement est un bon signe.

Nous sommes au milieu d’une crise des opioïdes, ce n’est pas le moment de fermer et restreindre les services.

Luc Cormier, infirmier autorisé au Centre de santé communautaire Sandy Hill

Il estime que les centres de préventions de surdoses sont des moyens efficacesd'aider les gens.

En août, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario a déclaré qu'il n'approuverait aucun nouveau site de prévention des surdoses jusqu'à nouvel ordre.

Actuellement, il existe huit sites de prévention de surdoses dans la province.

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