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Le Groupe Lebel investit 2 M$ à son usine de Squatec

Avec la nouvelle machine, la classification se fait de façon automatique

Avec la nouvelle machine, la classification se fait de façon automatique

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Avec la pénurie de main-d'oeuvre et les tensions commerciales qui persistent entre le Canada et les États-Unis, les défis sont nombreux pour les entreprises du secteur forestier. Pour se démarquer dans ce contexte, certaines d'entre elles, comme le Groupe Lebel, misent sur la technologie.

La direction du Groupe Lebel annonce un investissement de 2 millions de dollars pour automatiser une partie de son exploitation à son usine de Saint-Michel-du-Squatec, au Témiscouata.

Opérateur d'équipements informatisés

Le Groupe Lebel a investi 2 millions de dollars pour moderniser ses équipements.

Photo : Radio-Canada

La nouvelle acquisition est une machine qui permet une automatisation plus grande des étapes de chargement, de positionnement et d'éboutage du bois. L'usine de Squatec est la première au monde à acquérir cette technologie, qui a été développée par une entreprise de Lévis.

Ces équipements permettent de faire fonctionner la chaîne de production avec moins d'employés, mais l'entreprise en profite pour ajouter un quart de travail, ce qui va entraîner la création de cinq emplois.

Avec ces changements, le Groupe Lebel pourra doubler la production à l'usine de Squatec, selon le président-directeur général de l'entreprise, Frédéric Lebel.

Attirer les jeunes travailleurs

De plus, l'automatisation de certaines étapes va changer la nature du travail, qui sera moins exigeant physiquement. Par exemple, le chargement du bois ne se fera plus manuellement.

Cet autre avantage devrait aider l'entreprise à se prémunir des effets de la pénurie de main-d'oeuvre en attirant davantage de jeunes employés. Même si le Groupe Lebel n'a pas eu de difficultés à recruter du personnel jusqu'ici, Frédéric Lebel explique que l’entreprise va perdre des travailleurs qui vont prendre leur retraite bientôt.

Ça va nous aider à recruter des jeunes. Ils sont moins enclins à travailler physiquement, mais sont plus près des nouvelles technologies.

Frédéric Lebel, président-directeur général du Groupe Lebel
L'usine du Groupe Lebel à Squatec

L'usine du Groupe Lebel à Squatec

Photo : Radio-Canada

Le maire de Saint-Michel-du-Squatec, André Chouinard, est très heureux de l'annonce, qui permet de consolider des emplois dans sa municipalité.

C'est de développer de l'expertise qui ne se fait pas ailleurs, constate-t-il. Ça aussi c'est un plus. Ça permet de retenir les gens. Quand on parle de main-d'oeuvre, c'est peut-être d'autres familles qui vont arriver chez nous et, ça, c'est bien!

Selon le président du Groupe Lebel, augmenter la productivité est vital dans le contexte actuel, avec les tensions entre le Canada et les États-Unis. Les exportations de cette entreprise au sud de la frontière sont frappées d'une taxe de 20 %.

Avec les informations d’Ariane Perron Langlois

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Entrepreneuriat