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Francophone et progressiste-conservateur : c'est possible disent des militants

Blaine Higgs s'adresse aux journalistes à l'extérieur de la résidence de la lieutenante-gouverneure.

Blaine Higgs, chef du Parti progressiste-conservateur.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada

Des membres et anciens membres du Parti progressiste-conservateur se veulent rassurants à la suite des critiques formulées à l'endroit du parti. Certains d'entre eux ont été choqués de voir la colère et la panique dans certaines communautés acadiennes au lendemain des élections provinciales.

Ça ne va pas nuire aux francophones, c’est complètement faux et exagéré. C’est un discours qui n’a pas sa place dans notre communauté, estime Louis Léger, un membre bénévole du Parti progressiste-conservateur.

Quelques heures après la victoire du parti pour lequel il milite depuis 1971, il a été stupéfait de voir autant de critiques à l'endroit des progressistes-conservateurs.

Ce n’est pas gênant d'être francophone dans le Parti conservateur. C'est le Parti conservateur qui a enchâssé la loi 88 dans la Constitution canadienne et c'est sous le règne de Bernard Lord qu'on a modernisé la Loi sur les langues officielles et qu'on a créé le poste de commissaire aux langues officielles, explique-t-il.

Une campagne libérale qui a divisé la population

Pour Claude Williams, ancien député progressiste-conservateur dans la circonscription de Kent-Sud, la campagne menée par les libéraux a divisé la population : D'après moi, la campagne qu’ont menée les libéraux sur Blaine Higgs c’est de la propagande. On a misé sur le fait que Blaine Higgs ne parle pas français et on a semé la crainte chez les francophones.

Il admet tout de même que le passé de Blaine Higgs, dont son implication dans le parti anti-bilinguisme CoR à la fin des années 1980 et son unilinguisme, n'a pas aidé le parti à faire élire une majorité de députés.

Si ça avait été un autre chef que Blaine Higgs, possiblement que les résultats auraient été différents.

Claude Williams, ancien député conservateur dans la circonscription de Kent-Sud

Malgré la minorité, il a bon espoir que Blaine Higgs formera bientôt un gouvernement, et ce, sans coalition officielle avec l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick.

Selon Jean-Guy Marquis, président de l'Association du Parti progressiste-conservateur de Madawaska-Les-Lacs-Edmundston, les plateformes des deux partis sont incompatibles : Même si le parti est moins populaire depuis quelques années dans les régions acadiennes, certains membres francophones ont su laisser leur marque, comme Jean-Maurice Simard, Percy Mockler ou Jean Gauvin.

D’après un reportage de Gabriel Garon

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