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ALENA : Mexico et Washington tentent de convaincre Ottawa

Trois drapeaux différents flottent près d'un bâtiment lors d'une journée ensoleillée.

Un accord de libre-échange tripartite entre le Mexique, le Canada et les États-Unis semble encore possible.

Photo : Reuters / Rebecca Cook

Radio-Canada

Les États-Unis et le Mexique ont brusquement renoncé à rendre publics les détails de l'accord qu'ils ont conclu dans le cadre des renégociations de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), une décision qui témoigne de leur volonté d'aplanir leurs divergences avec le Canada.

En suspendant cette publication, Mexico et Washington espèrent convaincre Ottawa de les rejoindre, a dit une source proche des discussions.

Le ministre mexicain de l'Économie, Ildefonso Guajardo, devait présenter le texte de l'accord du 27 août entre les États-Unis et le Mexique au Sénat mexicain vendredi soir à 19 h (HAE).

M. Guajardo a affirmé que les États-Unis et le Canada étaient entrés dans une phase sérieuse de négociations et que le monde saurait d'ici 48 heures si l'ALENA resterait un ensemble trilatéral.

Justin Trudeau a par ailleurs demandé jeudi au Mexique « d'intervenir et d'exhorter le gouvernement américain à conclure une entente » avec le Canada sur la renégociation de l'ALENA, a indiqué vendredi le président mexicain élu Andres Manuel Lopez Obrador.

« Nous nous sommes entendus là-dessus », a déclaré depuis Mexico M. Lopez Obrador vendredi, ajoutant qu'il allait également insister pour que le pacte soit bel et bien trilatéral.

Selon un compte rendu de l'appel entre les deux dirigeants publié par le bureau du premier ministre canadien, les deux hommes « ont convenu de travailler en étroite collaboration pour renforcer davantage le partenariat dynamique entre le Canada et le Mexique » et « ont discuté de l’ALENA et de la relation économique et commerciale mutuellement avantageuse qu’entretiennent [les] deux pays ».

Le libellé de l'entente définitif

Le président élu du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président élu du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador.

Photo : Associated Press / Marco Ugarte

M. Lopez Obrador, qui entre en fonction le 1er décembre, a par contre précisé que le libellé de l'entente signée entre Washington et Mexico était définitif.

« Nous n'allons pas rouvrir les négociations. Vous pouvez en être sûrs », a-t-il déclaré à des journalistes à Mexico.

Malgré cela, le président élu du Mexique a avancé que « la négociation n'est pas close » entre les États-Unis et le Canada. Il a lui aussi indiqué avoir reçu des informations comme quoi les Américains et les Canadiens se rapprochaient d'une entente.

Les représentants canadiens et américains n'ont toutefois pas confirmé ces informations.

Le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, a maintes fois répété que les États-Unis devraient rouvrir les négociations avec le nouveau gouvernement mexicain si la date limite n'est pas respectée, mais les commentaires de M. Lopez Obrador semblent remettre cela en question.

Trudeau résiste aux pressions

Le gouvernement Trudeau a de son côté souvent rappelé qu'il ne se sentait pas lié par cette échéance et a répété, vendredi, qu'il ne céderait pas aux pressions américaines pour signer une entente rapide.

Washington veut un texte d'accord le 1er octobre, afin qu'il puisse être signé par l'administration mexicaine sortante.

Des élus démocrates aux États-Unis ont par ailleurs soutenu jeudi qu'ils ne pourraient appuyer un accord sans le Canada.

« Le Canada est extrêmement important. Je crois que ce serait une erreur, tant pour des raisons économiques que politiques, de ne pas avoir d'entente majeure avec le Canada », a déclaré notamment le sénateur démocrate Ron Wyden.

Avec les informations de Reuters

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