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Une clinique d'Halifax fait moins de tests de dépistage des ITS après le départ de médecins

Kate Calnan pose devant des affiches rappelant des dates importantes concernant la santé sexuelle des Canadiens.

Kate Calnan est directrice générale de la Clinique de santé sexuelle d'Halifax.

Photo : Radio-Canada / CBC/Elizabeth Chiu

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une pénurie de médecins est la cause d'une baisse importante du nombre de tests de dépistage d'infections transmissibles sexuellement dans une clinique d'Halifax.

La Clinique de santé sexuelle d’Halifax est la seule en Nouvelle-Écosse continentale qui offre des tests anonymes de dépistage d’infections transmissibles sexuellement (ITS). Depuis février, elle a perdu cinq médecins.

L’attente est maintenant plus longue et les patients ont moins d’occasions de passer des tests. Le manque de médecins a aussi forcé le centre à fermer ses portes les vendredis.

La directrice générale de la clinique, Kate Calnan, dit que les patients dont les examens révèlent des infections ont priorité pour les traitements. Mais elle estime que chaque semaine, plus d’une centaine de patients ne peuvent pas voir un médecin.

La réduction de services est extrêmement frustrante, dit Kate Calnan. Il s’agit sûrement d’un des plus grands défis de l’histoire de la clinique.

Pertes de revenus

Le départ des cinq médecins a aussi nui financièrement à la clinique, lui faisant perdre près de 60 % de son budget total de 650 000 $.

En avril, l’établissement comptait deux infirmières à temps plein et une à temps partiel. Actuellement, il ne peut en embaucher qu’une seule. L’attente pour la rencontrer est passée d’une semaine à trois semaines.

Des tests pour les infections transmissibles par le sang, comme le VIH, la syphilis et les hépatites C et B ne sont offerts qu’une fois par semaine, plutôt que trois fois. Aussi, un service hebdomadaire de tests sans rendez-vous, populaire auprès des patients qui subissent souvent des examens, a dû être suspendu.

Des barrières

Matthew Numer, professeur adjoint en promotion de la santé à l’Université Dalhousie, étudie la santé sexuelle des hommes gais. Il s’inquiète particulièrement de l’abandon de ces tests sans rendez-vous.

L'horaire de la clinique est indiqué dans le corridor qui y mène. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Clinique de santé sexuelle d'Halifax doit fermer ses portes les vendredis.

Photo : Radio-Canada / CBC/Elizabeth Chiu

Beaucoup d’hommes gais n’ont pas de médecin de famille et quand ils en ont un, ils ont souvent des hésitations à parler de leur vie sexuelle avec lui, dit-il. Il craint qu’ils évitent tout simplement de passer des tests de dépistage des ITS.

Les patients qui ne peuvent pas obtenir un rendez-vous à la Clinique de santé sexuelle d’Halifax sont dirigés vers la clinique de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse à l’Hôpital général Victoria, à Halifax.

La clinique est censée ouvrir deux jours par semaine, de 17 h à 18 h 30, à la fin du quart de travail des médecins et infirmières participants. Mais avec la demande accrue, ils travaillent souvent beaucoup plus tard.

Le codirecteur de cette clinique, le docteur Todd Hatchette, considère limiter le nombre de patients à 30 quotidiennement.

Demande de financement

Kate Calnan indique que la Clinique de santé sexuelle d’Halifax a besoin de 60 000 $ supplémentaires pour embaucher une deuxième infirmière. L’établissement ne reçoit pas de financement de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse, mais lui a quand même demandé du financement, requête qui a été rejetée.

Des pourparlers sont toutefois en cours avec le ministère de la Santé pour une augmentation de la subvention annuelle.

Avec les informations de CBC

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