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Rénovation des écoles : l'augmentation des coûts inquiète les commissions scolaires

Des élèves jouent dans une cour d'école par beau temps.

L'école primaire Marguerite-Bourgeoys, dans l’arrondissement de Ville-Marie, qui relève de la Commission scolaire de Montréal.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Tandis que la liste des écoles en mauvais état s'allonge, des commissions scolaires du Québec s'inquiètent de l'augmentation des coûts pour les rénover, les construire ou les agrandir.

Cette hausse survient alors que l’industrie de la construction tourne à plein régime. Les matériaux sont plus chers et une pénurie de la main-d’œuvre se fait sentir partout dans la province.

À Montréal, toutes les commissions scolaires francophones observent une hausse des coûts pour réaliser certains travaux.

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a été forcée de reporter des projets, soit en raison du nombre peu élevé de soumissionnaires ou des coûts beaucoup plus importants que les estimations. Sa présidente, Catherine Harel-Bourdon, parle d’une augmentation des coûts de 10 % à 15 %.

Le ministère de l'Éducation a été mis au fait du problème par la CSDM.

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) constate que des appels d'offres sont presque boudés par les entrepreneurs en construction.

Très souvent, on n'a qu'un seul soumissionnaire. Pour moi, c'est le plus grand problème.

Diane Lamarche-Venne, présidente de la CSMB

Cette situation n’est pas surprenante, estime le porte-parole de l'Association de la construction du Québec (ACQ), Guillaume Houle, puisque les membres du regroupement ont l'embarras du choix des contrats.

« Il y a tellement d'investissement dans le privé en ce moment. C'est beaucoup moins compliqué que de faire affaire dans le public », explique M. Houle.

Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, exige des commissions scolaires qu’elles planifient mieux leurs travaux.

J'ai changé les dates d'attribution des budgets. J'ai modifié la période où les commissions scolaires déposent le projet et où on leur rend une réponse. Ce qui fait qu'on a souvent, maintenant, un été supplémentaire pour travailler.

Sébastien Proulx, ministre sortant de l'Éducation

De son côté, la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) demande un investissement supplémentaire de 10 milliards de dollars sur 10 ans pour les infrastructures, soit 1 milliard par année.

Son président, Alain Fortier, estime qu’il est grand temps de passer à l'action.

Il faut remédier au déficit d’investissement datant des années 90, mais surtout, il faut tout faire pour que ça ne se reproduise plus.

Alain Fortier, président de la FCSQ

Le phénomène des écoles qui tombent en ruines ne concerne pas que la grande région de Montréal, mais aussi l'Outaouais et la région de Québec, notamment.

En fait, au Québec, environ une école sur deux est en mauvais ou en très mauvais état.

Le rythme des rénovations et des constructions devrait donc s'accentuer dans les prochaines années.

D'après le reportage de Dominic Brassard

Grand Montréal

Éducation