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Le PQ promet à son tour de s'attaquer à la « dette environnementale »

Il existe 459 sites miniers abandonnés au Québec.

Il existe 459 sites miniers abandonnés au Québec.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

S'il forme le prochain gouvernement, le Parti québécois s'engage à créer un outil pour mesurer la « dette environnementale » du Québec et la « rembourser », notamment par la dépollution des eaux ou la restauration de sites miniers abandonnés.

Un texte de Julie Marceau (Nouvelle fenêtre)

« On a des objectifs de réduction de notre dette financière. Il faut avoir des objectifs de réduction de notre dette environnementale », a déclaré vendredi Jean-François Lisée, à Acton Vale.

Si le parti accède au pouvoir le 1er octobre, il chargerait le ministère des Finances ainsi qu'un nouveau ministère du Climat, de l’Environnement et de l’Énergie de déterminer l’ampleur de cette « dette ».

Selon le chef péquiste, cette responsabilité n’incombe pas seulement au gouvernement du Québec, mais aux municipalités et au secteur privé.

C’est une responsabilité sociale.

Jean-François Lisée

Cette « dette » serait établie notamment en examinant la pollution des eaux (lacs, rivières, fleuve), des sites industriels (actifs ou inactifs), des sites miniers abandonnés, des contaminants dans les bâtiments commerciaux ou résidentiels, ainsi que les éléments liés aux changements climatiques (érosion des berges, inondations, etc.).

Le chef Jean-François Lisée était de passage à Acton Vale vendredi matin.

Le chef Jean-François Lisée était de passage à Acton Vale vendredi matin.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Gauvin-Blanchet

Des surplus non prévus pour rembourser la dette environnementale

Afin d’investir pour réduire cette « dette environnementale », le parti mise notamment sur une croissance économique plus forte, une augmentation des transferts fédéraux et la possibilité d’utiliser le Fonds de suppléance.

Ces « surplus non prévus » seraient ensuite versés à un nouveau fonds : le Fonds de restauration du patrimoine environnemental.

Ce versement serait effectué à condition que le solde de la réserve de stabilisation soit supérieur à 2 milliards de dollars. Le PQ dit vouloir ainsi se garder « une marge de prudence financière ».

Si cette mesure avait été appliquée dans le mandat du précédent gouvernement, selon Jean-François Lisée, Québec aurait ainsi pu injecter 3 milliards de surplus dans la « dette environnementale ».

Imaginez si on avait 3 milliards aujourd’hui pour rembourser une partie de la dette environnementale, on pourrait décontaminer tous les sols contaminés du Québec.

Jean-François Lisée

Québec solidaire a aussi fait de la dette environnementale son principal cheval de bataille lors de cette campagne électorale. Les deux partis ont toutefois deux cadres financiers complètement différents. S'il est porté au pouvoir, QS affecterait tous les versements au Fonds des générations à la lutte contre les changements climatiques.

Le Parti québécois a convoqué près d’une dizaine de candidats à Acton Vale vendredi pour faire cette annonce : la vice-cheffe Véronique Hivon, députée de Joliette, Nicolas Marceau, député de Rousseau, Sylvain Gaudreault, député de Jonquière, Daniel Breton, candidat de Saint-Hyacinthe, Jacques Tétreault, candidat de Johnson, Normand Beauregard, candidat de Louis-Hébert, Diane Roy, candidate de Drummond-Bois-Francs ainsi que la présidente du comité national des jeunes du PQ, Frédérique Saint-Jean.

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