•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Transport de pétrole par rail : l’action de Cenovus Energy grimpe

Vue de l'usine d'exploitation des sables bitumineux de Christina Lake.
Les pétrolières canadiennes sont sous pression afin de trouver un moyen d'acheminer le pétrole, puisque les oléoducs ont atteint leur rendement maximal. Photo: Cenovus Energy Inc.
La Presse canadienne

L'action de la pétrolière canadienne Cenovus Energy a augmenté de plus de 7 % après que l'entreprise a annoncé avoir signé un accord de trois ans avec les grands transporteurs ferroviaires canadiens pour assurer le transport de 100 000 barils de pétrole brut par jour.

Le titre de la société établie à Calgary a progressé jeudi après-midi de 86 cents, pour se négocier à 12,87 $ à la Bourse de Toronto.

Le chef de la direction de Cenovus, Alex Pourbaix, a indiqué mercredi, après la fermeture des marchés, que les ententes permettraient à l'entreprise de contourner les oléoducs. La congestion de ce réseau est souvent évoquée pour expliquer les fortes réductions de prix imposées depuis plusieurs années au pétrole lourd canadien par rapport au brut de référence négocié à New York.

Cenovus a indiqué s'être entendue avec le Canadien National (CN) pour acheminer le pétrole de son terminal au nord-est d'Edmonton et avec le Canadien Pacifique (CP) pour assurer le transport du brut à partir du terminal d'USD Partners à Hardisty, en Alberta.

Les activités de transport avec le CN devraient commencer vers la fin de 2018 et celles avec le CP, au printemps 2019. Dans les deux cas, elles devraient s'accélérer tout au long de 2019.

Cenovus s'attend à ce que les coûts globaux du transport du pétrole de l'Alberta à la côte américaine du Golfe soient d'entre 15 $ et 20 $ US par baril. Le transport par rail est généralement plus coûteux que celui par oléoduc.

L'Office national de l'énergie a signalé que les exportations de pétrole brut par chemin de fer du Canada avaient dépassé, en juin, le cap des 200 000 barils par jour. En comparaison, elles étaient d'environ 110 000 barils par jour 12 mois plus tôt.

« Notre stratégie ferroviaire permet d'atténuer l'impact des embouteillages de pipelines sur les prix », a déclaré Alex Pourbaix. « Bien que nous restions confiants dans la construction de [ nouveaux pipelines ], ces accords ferroviaires contribueront à acheminer notre pétrole vers des marchés où les prix sont plus élevés. »

Alberta

Industrie pétrolière