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L’économie tourne à « plein régime », selon le gouverneur de la Banque du Canada

Le gouverneur de la Banque du Canada affirme que le pays est bel et bien sorti de la crise de 2008.

Le gouverneur de la Banque du Canada affirme que le pays est bel et bien sorti de la crise de 2008.

Photo : Radio-Canada / Camille Martel

Radio-Canada

Le Canada est en croissance économique, a affirmé le gouverneur de la Banque du Canada, de passage à Dieppe au Nouveau-Brunswick. Bien que la croissance soit inégale selon les régions, un élément central est au coeur de cette vitalité, selon lui : les progrès technologiques.

Un texte de Camille Martel

Il y a plus de 460 000 emplois à combler au Canada. Rappelez-vous bien de ce chiffre, a dit d’entrée de jeu Stephen S. Poloz devant le Conseil économique des provinces de l’Atlantique et la Chambre de commerce du Grand Moncton jeudi soir.

Stephen S. Poloz, gouverneur de la Banque du Canada.

Stephen S. Poloz, gouverneur de la Banque du Canada, était de passage à Dieppe le 27 septembre 2018.

Photo : Radio-Canada / Camille Martel

M. Poloz a livré un discours sur les bienfaits à long terme des nouvelles technologies et les possibilités d'emplois qui en découlent : Ça favorise la croissance de toutes sortes de secteurs.

Selon lui, les Canadiens doivent saisir les nouvelles opportunités d’emplois créés par les nouvelles technologies, comme le numérique, se tourner vers des secteurs moins traditionnels et être prêts à s’ajuster.

Bien qu’il reconnaît que la transformation numérique soit difficile à vivre pour certaines personnes, comme celles qui travaillent dans le secteur manufacturier, les progrès technologiques représentent des occasions à saisir, a-t-il expliqué.

Il estime toutefois que les entreprises et les gouvernements doivent en faire davantage pour faciliter la transition des employés.

Le Nouveau-Brunswick est sur la bonne voie

Malgré que la plupart des emplois dans le secteur technologique soient dans les grands centres urbains du pays, le gouverneur de la Banque du Canada ne croit pas que le Nouveau-Brunswick et les provinces atlantiques soient en reste.

La qualité de vie et le faible coût de la vie attirent les entreprises dans la province, selon lui, en donnant l’exemple de la ville de Fredericton qui est devenu un pôle de compétitivité de la recherche en cybersécurité.

Le gouverneur de la Banque du Canada estime que le Nouveau-Brunswick connaît aussi une croissance économique.

Le gouverneur de la Banque du Canada estime que le Nouveau-Brunswick connaît aussi une croissance économique.

Photo : Radio-Canada / Camille Martel

La Banque du Canada fait aussi état d’une croissance des salaires au Nouveau-Brunswick, a-t-il ajouté, ce qui n’est pas le cas partout ailleurs au pays.

Un accès aux technologies difficile

L’accès aux technologies, comme Internet haute vitesse, est un problème dans plusieurs régions du Nouveau-Brunswick.

D’ailleurs, la présidente de la Chambre de commerce de Shippagan, Marie-Lou Noël, en a fait mention plus tôt ce mois-ci pour interpeller les chefs des différents partis sur cet enjeu avant l’élection.

Elle avait dit que cela mettait un frein au développement économique dans la région et poussait les entreprises à aller s’établir ailleurs.

Questionné sur cet enjeu, le gouverneur de la Banque du Canada a répondu que des investissements étaient nécessaires pour assurer la transition vers le numérique.

Toutefois, il a reconnu que cela représentait un risque : Les entrepreneurs doivent prendre une chance et investir dans les nouvelles technologies. Malheureusement, on ne peut jamais être sûr de rien, mais en ce moment on voit vraiment que ces secteurs prennent de l’ampleur.

C’est un choix individuel, a-t-il ajouté en ajouté en faisant référence aux entrepreneurs et aux décideurs publics.

Or, à son avis, le jeu en vaut la chandelle. De plus, les nouvelles technologies offrent des opportunités d’emploi alternatives dans les régions où il y a un taux de chômage élevé, comme dans le nord-est de la province.

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