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Déversement d’hydrocarbures : un plan d'action pour le Grand Montréal

Un pipeline d'Enbridge
À lui seul, le pipeline Enbridge a une capacité autorisée de 300 000 barils de pétrole brut par jour. Photo: Associated Press / Dale G. Young
Radio-Canada

En cas de déversement de produits pétroliers, les autorités québécoises et canadiennes doivent être prêtes à offrir une alimentation en eau potable à la population du Grand Montréal. À cet effet, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a formulé 33 recommandations et un plan d'action.

Le groupe de travail rappelle dans un premier temps que le territoire métropolitain n’est pas à l’abri d’un déversement d’hydrocarbures. Celui-ci pourrait survenir dans un cours d'eau ou encore à proximité. Par conséquent, si un tel incident advenait, cela pourrait priver d’eau potable une partie des habitants, en raison de la contamination de la source.

Les risques sont d’autant plus importants que quatre oléoducs traversent le territoire métropolitain. Il s'agit de la ligne 9B d’Enbridge, du pipeline Trans-Nord, du pipeline Saint-Laurent d’Énergie Valéro et du pipeline Montréal.

À lui seul, l'oléoduc d'Enbridge a une capacité autorisée de 300 000 barils de pétrole brut par jour. Le pipeline Montréal arrive tout juste derrière avec 240 000 barils de pétrole brut quotidiennement.

Cinq cours d'eau seraient potentiellement à risque, soit la rivière des Prairies, la rivière des Mille Îles, la rivière des Outaouais, la rivière Richelieu et le fleuve Saint-Laurent.

Un verre est rempli avec l'eau du robinetEn cas de déversement de produits pétroliers, les autorités québécoises et canadiennes doivent être prêtes à offrir une alimentation en eau potable à la population du Grand Montréal. Photo : iStock

Le rapport recommande aux compagnies qui assurent le transport de produits pétroliers d'implanter un réseau de détection en continu de fuites pour les pipelines concernés.

Le groupe de travail de la CMM estime par ailleurs qu'il serait souhaitable que les villes puissent s'approvisionner à une source alternative en eau en cas d'urgence. En ce sens, il presse les gouvernements de mettre en place un programme d’aide financière pour permettre la réalisation d’infrastructures d’approvisionnement secondaire.

Le comité recommande aussi aux autorités de renforcer les contrôles et les inspections, puis de sanctionner les pétrolières, s'il y a lieu.

Le groupe de travail réunit des acteurs en sécurité publique, en santé et en environnement.

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