•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pénurie de main-d'œuvre : les Autochtones veulent faire partie de la solution

Les chercheurs d'emploi sont plus rares sur la Côte-Nord

Les chercheurs d'emploi sont plus rares sur la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'immigration comme seule solution à la pénurie de main-d'œuvre évoquée à maintes reprises pendant la campagne électorale, déplaît aux chefs des communautés autochtones du Québec. Ils souhaitent que les Premières Nations fassent aussi partie de la solution.

Un texte de Laurence Royer avec les informations d’Alix-Anne Turcotti

Chez les Premières Nations du Québec, le taux de chômage oscille autour de 45 %. Dans ce contexte, des chefs de communautés autochtones de la province aimeraient que le prochain gouvernement favorise l’emploi de leurs membres pour régler, en partie, le problème de la pénurie de main-d’œuvre.

C’est notamment l’avis du chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard.

Il demande qu'une réflexion soit amorcée pour permettre de mieux intégrer les Autochtones au marché du travail québécois.

Les Premières Nations ont un potentiel important au niveau de leur jeunesse, pourquoi ne pas en tirer profit?

Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador
Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard

Le chef de l'APNQL, Ghislain Picard, était présent au point de presse sur la tenue d'une enquête publique sur les relations avec les Autochtones.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Dans la communauté innue de Uashat-Maliotenam sur la Côte-Nord, le taux de chômage de la population en âge de travailler atteint plus de 53 %. Le conseil de bande cherche des solutions, affirme le chef de la communauté, Mike Mckenzie.

On devrait miser sur l'entrepreneuriat […] et créer des programmes de partenariat avec des commerces de la ville.

Mike Mckenzie, chef de la communauté innue de Uashat-Maliotenam

Des discussions sont justement en cours avec la Ville de Sept-Îles pour faire avancer les choses. Le maire Réjean Porlier croit que la Municipalité devra travailler en collaboration avec le conseil de bande de Uashat-Maliotenam pour élaborer des solutions concrètes.

Il faut vraiment faire la démarche avec eux pour savoir comment ils se voient dans le monde du travail dans les prochaines années.

Réjean Porlier, maire de Sept-Îles
Réjean Porlier

Réjean Porlier, candidat à la mairie de Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Plus tôt dans la campagne électorale, certains chefs se sont montrés ouverts à intégrer davantage de membres des Premières Nations sur le marché du travail, mais il reste encore beaucoup de travail pour créer des ponts entre les employeurs et les citoyens des Premières Nations afin de faire baisser le taux de chômage dans les communautés et pour combattre, de part et d'autre, certains préjugés.

Côte-Nord

Emploi