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La gouverneure générale Julie Payette réplique à ses critiques

La gouverneure générale est assise dans un fauteuil de velours rouge entourée du personnel du Sénat.

Julie Payette, gouverneure générale du Canada, lors de la cérémonie conférant la sanction royale à la Loi concernant le cannabis le 21 juin 2018 au Sénat.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans une entrevue diffusée sur CPAC, la chaîne d'affaires publiques par câble, l'ex-astronaute de la NASA Julie Payette revient sur sa première année à titre de gouverneure générale et répond aux critiques voulant qu'elle entretienne des liens tendus avec son personnel. « Il y a eu une transition », dit-elle.

Dans cet entretien accordée cette semaine à la journaliste Esther Bégin, la gouverneure générale du Canada explique qu'à son arrivée en poste, « une nouvelle équipe s'est jointe à celle en place ». Durant cette période, les directeurs des communications, des ressources humaines et de la Chancellerie des distinctions honorifiques ont quitté leur emploi.

Julie Payette affirme que, parmi les personnes qui sont parties, « deux d’entre elles sont [maintenant] au ministère du Patrimoine dans des fonctions que nous avons facilitées ».

« Et nous sommes aujourd’hui en contact étroit avec elles », a ajouté Julie Payette pour qui « il est très normal dans la fonction publique de chercher des expériences dans d’autres ministères ».

Près d'un an après la cérémonie d'installation à Rideau Hall, Julie Payette doit composer avec la rumeur qu'elle a eu une année difficile.

Lorsqu'est venu le temps de donner la sanction royale au projet de loi sur le cannabis, par exemple, la gouverneure générale a estimé qu'on ne l'en avait avisée qu'à la dernière minute et la cérémonie a été retardée. Des voix ont fusé pour rappeler que d'accorder la sanction royale aux mesures législatives parlementaires constitue l'un des principaux devoirs du gouverneur général du Canada.

Des organisations laissées sans nouvelles

La Montréalaise de 53 ans a aussi laissé dans l'incertitude des organisations sans but lucratif qui collaborent depuis belle lurette avec le gouverneur général. La Société géographique royale du Canada attend notamment de savoir si Mme Payette assumera son rôle de présidente d'honneur comme l'ont fait tous ses prédécesseurs depuis 1929. Quant à l'Ambulance Saint-Jean, elle ne sait toujours pas si Mme Payette continuera d’être marraine de l'organisation, comme la tradition le veut.

Sur CPAC, Julie Payette a déclaré, à l'intention de ces groupes : « Nous sommes désolés de la perception; peut-être que ça a pris un peu de temps… »

La gouverneure générale soutient qu'il importait de scruter la liste des organismes avec lesquels son bureau entretient des liens depuis près d'un siècle, dans certains cas. « Nous voulions faire les choses correctement afin d’amener plus d’organismes et d’avoir une relation plus dynamique, plus précise, plus pertinente avec ces institutions », dit-elle.

Julie Payette affirme aussi que de nouveaux organismes se sont manifestés, « principalement du côté des femmes en sciences », a-t-elle précisé.

« Avant d’annoncer nos critères nous devons parler à tous nos partenaires », a ajouté Mme Payette qui assure que ces critères renouvelés seront publiés sous peu, sur Internet.

Deux fois dans l'espace

Ingénieure en aéronautique, Julie Payette avait été sélectionnée par l'Agence spatiale canadienne avant d'être recrutée par le corps d'astronautes de la NASA, en août 1996.

En 1999, elle a pris part à la mission STS-96 à bord de la navette spatiale Discovery. Puis en 2009, elle a été ingénieure de vol au sein de l'équipage de la mission STS-127 à bord de la navette Endeavour.

Elle est la 29e personne à occuper la fonction de gouverneur général du Canada et la quatrième femme à ce poste.

La scientifique a suscité la controverse en novembre 2017 en critiquant le créationnisme et ceux qui ne croient pas aux changements climatiques.

En août dernier, lors d'une entrevue à la télévision de CBC, la gouverneure générale est revenue sur cet épisode en affirmant qu'elle devait « s'ajuster à ses fonctions ». « J'ai appris des leçons et, dans ce cas en particulier, je me suis exprimée comme une astronaute, mais je ne suis plus une astronaute », avait-elle confié à l'animatrice de Power & Politics, Vassy Kapelos.

En rouge et en patins

La gouverneure générale Julie Payette et son fils Laurier sur une patinoireAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La gouverneure générale Julie Payette et son fils Laurier

Photo : Radio-Canada

Au tournant de la nouvelle année, le 29 décembre dernier, Julie Payette avait choisi d'exprimer ses voeux du Nouvel An dans une aréna, loin du décorum qui entoure habituellement la représentante de la Reine au Canada. Accompagnée de son fils, Laurier, la gouverneure générale avait chaussé des patins et incité ses compatriotes à « rester actifs ».

Tout en leur souhaitant santé, prospérité et bonheur, la gouverneure générale a demandé aux Canadiens de « rester curieux, de poser des questions, de continuer à explorer et d'oser rêver tout en gardant notre pays ouvert, tolérant, respectueux et progressiste ».

En entrevue suc CPAC cette semaine, Julie Payette a déclaré qu'elle trouve « exaltant » de rencontrer des milliers de Canadiens lors des voyages qu'elle fait dans le cadre de ses fonctions.

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