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Saint-Pierre-Jolys n’a pas voté depuis 2006 : une menace pour la démocratie?

Une chambre de conseil municipal avec cinq sièges vides.

Le conseil municipal de trois personnes nommera un comité de citoyens qui désignera des habitants de Saint-Pierre-Jolys pour pourvoir les deux postes de conseillers vacants.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que les candidats aux élections municipales s'affrontent et débattent partout au Manitoba, à Saint-Pierre-Jolys, au sud de Winnipeg, le maire est déjà élu, faute d'adversaire. La dernière course électorale dans cette communauté remonte à 2006.

Dans la salle du conseil municipal de Saint-Pierre-Jolys, il y a cinq sièges. Or seuls trois sièges du prochain conseil municipal sont comblés.

Il y avait deux candidats à la mairie, mais l’un est décédé avant l'élection. Seules deux personnes se sont présentées pour les quatre postes de conseillers.

Le nouveau maire élu sans opposition, Raymond Maynard, explique qu'on ne se bouscule pas au portillon par le fait que les candidats potentiels « pensent que c’est trop [exigeant] pour la vie personnelle, qu'on passe beaucoup de temps aux réunions le soir ».

Nicole Lavergne, une résidente de Saint-Pierre-Jolys, est d'accord avec le maire. Elle ajoute que la satisfaction des habitants joue aussi un rôle important.

« Nous autres on en a discuté mon mari et moi, les choses vont bien, il n’y a pas de crise alors les gens sont satisfaits. On trouve qu’on a un conseil ouvert [et] visionnaire, alors les choses avancent, et il y a de plus en plus de monde qui déménage à Saint-Pierre », affirme-t-elle.

Un désintérêt croissant?

Selon le politologue Roger Turenne, il est vrai que le mécontentement de la population engendre un regain de participation aux élections. Il constate aussi un désintérêt croissant pour la politique depuis quelques années.

« L'avènement des médias sociaux a fait en sorte que les gens se préoccupent de leur petit patelin de leurs petits intérêts, et malgré le fait que nous avons plus d’information disponible avec l’internet, les gens s’en préoccupent de moins en moins », dit-il.

D'après lui, ce manque d'intérêt pour la chose publique n'est pas propre à Saint-Pierre-Jolys, mais se reflète dans tout le Manitoba et même ailleurs dans le monde.

Le conseil municipal de trois personnes nommera un comité de citoyens qui désignera alors des habitants de Saint-Pierre-Jolys pour pourvoir les deux postes de conseillers vacants.

Avec des informations de Mathilde Monteyne

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