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Des policiers dans les écoles pour sensibiliser les jeunes aux risques du sextage

Les mains d'une femme tiennent un téléphone cellulaire.

En 2015, 28 personnes ont été accusées durant l'année suivant la sanction de la nouvelle loi sur le voyeurisme, interdisant le partage d'images intimes sans consentement, selon Statistique Canada.

Photo : iStock/Getty Images

Radio-Canada

La police de Winnipeg s'attaque au problème grandissant du partage non consensuel d'images intimes entre personnes mineures et s'associe au Centre canadien de protection de l'enfance pour lancer une nouvelle campagne de sensibilisation.

En moyenne, sept jeunes demandent de l’aide à ce sujet sur le site web national du centre, chaque semaine, et ce, même s’il est criminel de partager des images intimes de personnes mineures partout au Canada.

Plus de 2400 visiteurs uniques par mois consultent les ressources en ligne de Cyberaide pour aider des jeunes à faire face à de telles situations, indique la directrice générale associée au Centre canadien de protection de l'enfance, Signy Arnason.

« Le problème en ce moment est que la réponse initiale que nous obtenons des jeunes, c'est que tout le monde le fait et que ce n'est pas grave », note-t-elle.

« Bien oui, c'est grave lorsque vous perdez le contrôle et que tous les garçons à l'école, par exemple, ont vu vos parties intimes », poursuit Mme Arnason.

Le but de cette campagne est donc de sensibiliser les jeunes à l'aide offerte aux victimes et aux conséquences pour les responsables. Cyberaide.ca (Nouvelle fenêtre) offre de l’information aux adolescents et à leurs parents.

Sensibilisation dans les écoles

Dans les semaines à venir, des policiers éducateurs du Service de police de Winnipeg feront la tournée des classes dans les écoles secondaires de la ville pour fournir de l’information et distribuer des ressources du Centre canadien de protection de l'enfance sur la diffusion d’images intimes.

Le directeur des services aux élèves à la Division scolaire franco-manitobaine, Daniel Preteau, salue l’initiative. Il précise que les écoles contribuent à l’éducation à ce sujet, notant que les conséquences de la cyberintimidation sont abordées dans différents cours.

« Les jeunes font des erreurs, ça fait partie de leur parcours. Donc, on intervient et on les guide à mieux agir, à avoir une meilleure cyberconduite », déclare-t-il.

Avec des informations de Patrick Foucault

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