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Trump prétend avoir refusé une rencontre avec Justin Trudeau

Devant plusieurs drapeaux des États-Unis, un homme en veston cravate répond aux questions à un micro.

Le président américain Donald Trump en conférence de presse pendant la 73e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Photo : Reuters / Carlos Barria

Radio-Canada

Le président des États-Unis s'en est pris une nouvelle fois au Canada lors d'une conférence de presse, après qu'il eut présidé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, à New York.

Un texte de Karoline Benoit

Donald Trump a prétendu avoir refusé une rencontre en tête-à-tête avec Justin Trudeau au sujet de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) alors que les négociations étaient au point mort, prétextant que les tarifs douaniers du Canada sont trop élevés.

Je lui ai dit d’oublier ça.

Donald Trump, président des États-Unis

La porte-parole de Justin Trudeau, Chantal Gagnon, soutient toutefois « qu'aucune réunion n’a été demandée » avec le président américain.

Donald Trump a de nouveau affirmé que le Canada a « très mal traité » les États-Unis et que la demande américaine de réduire les tarifs douaniers n’est pas entendue par les négociateurs canadiens.

« Nous ne nous entendons pas du tout avec le représentant [canadien]. Nous sommes très mécontents du style de négociation du Canada », a-t-il dit.

« Nous pensons que les négociateurs [canadiens] profitent de notre pays depuis longtemps. On avait [auparavant] des gens qui ne savaient pas ce qu'ils faisaient », avoue-t-il.

« Je n’utiliserai pas le terme ALENA », a-t-il ajouté. « Si nous signons une entente avec le Canada, et il y a encore de bonnes chances que ça arrive, nous l’appellerons probablement US-M-C [pour États-Unis–Mexique–Canada]. Mais ça sera probablement, possiblement, seulement US-M [pour États-Unis–Mexique]. »

Donald Trump a en outre estimé que si le Canada ne venait pas à signer le nouveau texte déjà accepté par le Mexique, les États-Unis feraient « un bien meilleur accord », en imposant des tarifs douaniers sur les automobiles importées du Canada, ce qui ferait entrer « des milliards et des milliards dans les caisses [américaines] ».

«  De fausses accusations  », dit Trump à propos du juge Kavanaugh

Donald Trump a aussi accepté de répondre aux questions des journalistes au sujet de la nomination du juge Brett Kavanaugh, visé par des allégations d’abus sexuels de la part de trois femmes.

Ces allégations « détruisent la réputation d’un homme ». Et ce sont « de fausses accusations », assure-t-il.

Il ajoute qu’il retirerait la nomination du juge Kavanaugh s’il pensait qu’il était coupable d’inconduite sexuelle.

À la question « croyez-vous que ces femmes sont des menteuses? » Il a répondu qu’il va suivre de près jeudi l’audition publique au Sénat d’une des plaignantes, Christine Blasey Ford, qui affirme avoir été agressée sexuellement par le jeune Kavanaugh lors de leurs années d'école secondaire. « Peut-être serais-je convaincu [qu’elles disent la vérité] », a-t-il dit.

Mais immédiatement après avoir émis ce commentaire, il a insinué que ces allégations ne sont pas crédibles.

« Ça m’est arrivé à moi aussi. Quatre ou cinq femmes ont été payées pour raconter des histoires à mon sujet durant la campagne électorale. »

Trump dit ne pas exclure de « changer d'avis » sur la nomination du juge Kavanaugh.

Trump veut garder Rosenstein dans ses fonctions

Dans un autre dossier, le président Trump a affirmé qu’il « préférerait garder » le numéro deux du département américain de la Justice, Rod Rosenstein, dans ses fonctions. Selon certains médias américains, Rod Rosenstein aurait suggéré en 2017 la mise à l'écart de Donald Trump pour inaptitude à la fonction présidentielle.

« Il dit ne l’avoir jamais dit, a déclaré Donald Trump. Il dit qu’il a beaucoup de respect pour moi. »

Celui qui supervise l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016 a fermement démenti vendredi avoir évoqué la possibilité d'écarter le président Donald Trump du pouvoir.

Dès le début de la conférence de presse, le président a par ailleurs souligné les bons coups réalisés depuis le début de la semaine à New York, notamment une entente avec le Japon pour engager des négociations sur un accord bilatéral de libre-échange et une autre avec la Corée du Sud.

Il a toutefois accusé la Chine de chercher à s'ingérer dans le processus des élections de mi-mandat, qui se tiendront le 6 novembre. « Ils aimeraient me voir perdre une élection », a-t-il déclaré, laissant savoir que son homologue chinois, Xi Jinping, n'était « peut-être plus son ami ».

Le président Trump s'adresse rarement aux journalistes en conférence de presse. Il privilégie généralement la communication par les médias sociaux comme Twitter.

Donald Trump, président des États-Unis

L'Iran fustigé, la Corée du Nord bientôt rencontrée

Mardi, le président américain s'était lancé dans une charge à fond de train contre le régime iranien, lors de son discours annuel devant les représentants des pays membres de l'Organisation des Nations unies (ONU) réunis à New York. Il avait alors qualifié le régime iranien de « corrompu et dictatorial ».

Donald Trump a par ailleurs indiqué cette semaine à l'ONU qu'il annoncerait bientôt le lieu et la date du prochain sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, qui se déroulerait dans un « très proche avenir ».

Il a toutefois refusé de fixer une échéance pour la dénucléarisation de la Corée du Nord, indiquant qu'il lui importait peu qu'elle soit terminée dans « deux ans, trois ans, ou cinq ans ». Le chef de la Maison-Blanche affirme que s'il n'avait pas été élu, une guerre aurait éclaté entre son pays et la Corée du Nord.

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