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Une course bondée et « étrange » à Vancouver

Vue de l'Hôtel de ville de Vancouver avec, en avant-plan, le nom de l'édifice

Il y aura de nombreux nouveaux visages au conseil municipal de Vancouver, après les élections du 20 octobre.

Photo : Radio-Canada / Peter Scobie

Radio-Canada

La campagne électorale en vue de l'élection municipale du 20 octobre prochain sort de l'ordinaire à Vancouver, selon des experts. Un nombre record de candidats indépendants et de partis politiques sont en lice.

On trouve 21 candidats à la mairie, et 71 autres personnes espèrent obtenir un des 10 sièges au conseil municipal de Vancouver.

C'est une course très étrange, selon le professeur en communication à l’Université d’Ottawa, David Moscrop, qui habitait en Colombie-Britannique jusqu’à tout récemment. « Ça ne ressemble à rien de ce que j’ai vu à Vancouver par le passé », croit-il.

Le système politique à Vancouver est déjà unique au pays. Des partis politiques y présentent des candidats qui ne représentent pas des quartiers ou des arrondissements.

Depuis 2008, le parti de centre gauche Vision Vancouver a dominé le conseil municipal, sous la gouverne du maire Gregor Robertson qui ne se représente pas cette année.

M. Moscorp ajoute que cette année, bon nombre de nouveaux venus espèrent profiter d’une occasion rare, puisque seuls quatre conseillers sortants sont candidats, dont une seule de Vision Vancouver.

L’argent en politique

Hamish Telford, professeur en science politique à l’Université de la vallée du Fraser, croit que les nouvelles règles sur le financement des candidats et des partis politiques expliquent cet engouement pour l’élection municipale.

Ces nouvelles règles interdisent les dons provenant d’organisations, d’entreprises et de syndicats. Elles limitent à 1200 $ les dons provenant de particuliers.

« Avec l’ancien système, les candidats connus et les partis politiques établis attiraient la majorité des dons, ce qui rendait difficile une percée d’un candidat moins connu », soutient M. Telford.

Désormais, comme le financement est limité, les nouveaux candidats n’ont pas besoin d’autant de ressources pour lutter à égalité avec les plus connus.

Vers un faible taux de participation?

D’un autre côté, Patrick Smith, un professeur en science politique et en systèmes urbains à l’Université Simon Fraser, croit que les nouvelles règles pourraient involontairement mener à une diminution du taux de participation.

Le problème, selon lui, est que chaque candidat a moins de temps pour faire passer son message.

« Comme la majorité des conseillers sortants ne se représentent pas, les électeurs doivent découvrir tous ces nouveaux visages », explique M. Smith.

« Si vous êtes un électeur et que vous regardez une liste de 11 partis et 71 candidats, vous allez peut-être décider de rester à la maison et regarder une partie de baseball », ajoute-t-il.

Colombie-Britannique et Yukon

Politique municipale