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Les applis d’entraînement surpassent-elles la mise en forme supervisée?

Une femme consulte son téléphone et sa montre connectée en s'entraînant
Quels sont les avantages et les désavantages des applications d'entraînement? Photo: iStock / AndreyPopov

Les applications de mise en forme sont de plus en plus populaires, sophistiquées et même soutenues ou créées par des entraîneurs professionnels. Devrions-nous laisser tomber l'entraînement supervisé au profit de ces outils technos? Voici quelques éléments à prendre en compte pour faire votre choix.

Un texte de Camille Laventure

Le prix

L’un des grands avantages des applis est leur coût minime. Un abonnement annuel au gymnase peut facilement s’élever à plusieurs centaines de dollars, particulièrement si l’on s’offre les services d’un professionnel pour établir un programme d’entraînement personnalisé et pour de la supervision. Le prix des applications, lui, commence à… 0 $. Certaines peuvent par contre entraîner des frais de quelques dizaines de dollars par mois.

De plus, même si certaines applications requièrent que vous ayez accès à un vélo stationnaire ou à un tapis roulant, une bonne partie d’entre elles ne nécessite qu’un équipement de base, par exemple des poids, un tapis de mousse ou une simple chaise.

La motivation et l’inspiration

Chloé Rochette est entraîneuse et cofondatrice de Happy Fitness, une entreprise montréalaise qui se consacre à rendre l’entraînement et la nutrition plus intéressants et plaisants pour les femmes. Même si elle privilégie l’entraînement supervisé, elle croit que les applications sont un excellent moyen de faire bouger plus de gens. « Bouger, c’est bon, peu importe la façon dont on le fait », résume-t-elle.

D’ailleurs, Mme Rochette soulève que plusieurs personnes sont plus motivées à s’entraîner grâce aux applications, car celles-ci contournent l'obstacle du manque d’inspiration ou de connaissances. « C’est un problème courant, explique-t-elle. Les gens arrivent au gym et ne savent pas quoi faire. Les applis sont donc des ressources incroyables pour trouver des exercices. » De plus, elle souligne que pour plusieurs, il est très motivant d’avoir un guide – l’appli – qui compile leurs données et leur permet de tracer précisément leur amélioration.

Les chiffres tendent à prouver ses dires. En 2015, des chercheurs américains ont démontré (Nouvelle fenêtre) que les utilisateurs d’applications de mise en forme ont tendance à faire plus d’exercice dans leur temps libre que les gens qui s’entraînent sans utiliser d’application.

De plus, certains trouvent la motivation de bouger dans l’esprit de groupe, quelque chose que Chloé Rochette affectionne particulièrement, et qui n’est pas reproductible dans les applications. « Pour moi, le sport, ç’a un côté rassembleur, dit-elle. Cet aspect de communauté fait partie de la motivation à bouger; il rend la motivation plus durable. »

Le risque de blessures

Bien sûr, si c’est la première fois qu’on s’entraîne par soi-même, il faut faire attention aux blessures. Les applications n’offrent pas le service personnalisé et sécuritaire d’un entraînement supervisé, où les professionnels peuvent corriger les erreurs dans les mouvements et nous faire prendre conscience de notre corps dans l’espace.

Chloé Rochette recommande de faire quelques sessions au gymnase, avec un entraîneur, avant de se lancer dans l’entraînement de façon autonome. Cela permet de bien exécuter les mouvements de base, comme la course à pied ou la levée de poids, et ceux qui peuvent être plus dangereux, comme les squats et les soulevés de terre (deadlifts).

La flexibilité

Trente minutes par jour d’exercice modéré, c’est ce que recommandent la grande majorité des études sur le sujet pour être en bonne santé. Ça semble beaucoup, entre les matins pressés, l’école, le travail, les loisirs des enfants et les lunchs? Les applications sont la solution à ces problèmes de gestion du calendrier.

Puisqu’elles ne sont pas régies par un horaire de cours ou des heures d’ouverture, il est beaucoup plus facile de s’entraîner avec les applis au moment où l’on est disponible. Que ce soit très tôt le matin, le midi pendant l’heure de lunch ou tout de suite après le boulot, votre guide électronique est accessible partout, en tout temps. Chloé Rochette souligne que cette flexibilité fait aussi des applis de bonnes options pour les personnes qui voyagent beaucoup.

La (dé)connexion

Finalement, se servir d’une application pour s’entraîner est une façon de plus d’être connecté à un appareil électronique et rivé à un écran. « Les applis, c’est une chose de plus qui t’isole », dit Chloé Rochette. Elle croit que le sport est une activité sociale dans laquelle on éprouve encore plus de plaisir si on la pratique en groupe.


Le verdict? Bien sûr, le choix vous revient! Peu importe la nature de l’entraînement et les outils que vous préférez, l’important est de toujours consulter un professionnel avant d’entreprendre de nouvelles activités afin d’éviter les blessures.

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