•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Prise de position de la communauté acadienne : « C’est un grand malentendu », affirme Kris Austin

Kris Austin se tient debout devant son véhicule de campagne.

Kris Austin, chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, estime que les politiques de son parti bénéficieront aux deux communautés linguistiques.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, estime qu'un malentendu est à l'origine de la prise de position d'organismes acadiens au sujet de son parti politique.

Dans une lettre envoyée aux médias, plusieurs organismes et personnalités en Acadie ont lancé un refus catégorique à toute possibilité d'une coalition entre l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick et un autre parti pour gouverner la province.

Dans sa plateforme électorale, l'Alliance des gens prône, entre autres, la fusion des réseaux francophone et anglophone de la santé, l’abolition de la dualité dans le transport scolaire et l’abolition du Commissariat aux langues officielles. Le parti veut aussi limiter l’exigence du bilinguisme dans les emplois de la fonction publique aux régions où la demande le justifie.

Les signataires de la lettre ouverte accusent l’Alliance des gens de menacer des acquis de la communauté acadienne.

« C’est très malheureux et c’est un grand malentendu. Nous voulons offrir de meilleurs services gouvernementaux aux deux communautés linguistiques. »

— Une citation de  Kris Austin, chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick

Kris Austin estime que les politiques de son parti peuvent contribuer à résoudre des problèmes qui touchent les deux communautés linguistiques.

Si les résidents de Saint-Quentin ne voient pas les paramédicaux arriver en 30 ou 40 minutes, c’est intéressant de voir [les organismes acadiens] essayer de mettre des barrières devant nous qui essayons de régler cette situation pour que toutes les communautés francophones et anglophones reçoivent des services, explique Kris Austin.

Nous sommes prêts à travailler avec tout le monde pour améliorer cette province, et c’est ce que nous allons continuer de faire, souligne-t-il.

L'Alliance des gens a fait élire trois candidats lundi soir. Dans un contexte de gouvernement minoritaire, le parti au pouvoir aura besoin d’appui chez les autres pour faire adopter ses projets de loi.

Kris Austin ne fait pas de commentaire quant à la possibilité qu’il présente des exigences au parti au pouvoir en échange de son appui. Il dit que les discussions se poursuivent dans son propre parti et qu’il y aura sans doute aussi des discussions avec les autres chefs de parti.

Blaine Higgs tente aussi de rassurer les Acadiens

Le chef du Parti progressiste-conservateur, Blaine Higgs, réagit à la lettre des organismes acadiens en disant que son parti ne compte pas former de coalition avec un autre. Ce sera des ententes un cas à la fois sans coalition formelle, assure-t-il.

Blaine Higgs en entrevue dans un parcAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

«On ne va rien promettre à qui que ce soit pour se joindre à nous», affirme Blaine Higgs, chef du Parti progressiste-conservateur.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

L’unique candidat acadien du Parti progressiste-conservateur élu lundi est Robert Gauvin, dans la circonscription de Shippagan-Lamèque-Miscou. Il juge lui aussi que les prises de position de l’Alliance au sujet du bilinguisme sont inacceptables. Kris Austin lui tend en quelque sorte la main.

J’aimerais prendre un café avec lui, affirme Kris Austin. Je lui expliquerais ce que nous avons toujours dit. Je répondrais à toutes ses préoccupations ou à celles de ses électeurs. Encore une fois, nos politiques sont dans l’intérêt des francophones comme des anglophones. Peut-être que nous devons mieux expliquer cela. Je suis d’accord de le faire. Voyons comment nous pouvons nous entendre.

Un signataire de la lettre n’est pas rassuré

L’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, l’un des signataires de la lettre, n’est pas rassurée par les propos de Blaine Higgs.

Le directeur général de l’organisme, Frédérick Dion, croit que les progressistes-conservateurs peuvent quand même former une sorte de coalition tacite en proposant des projets de loi ou des mesures dans le sens de ce que souhaite l’Alliance des gens.

« Je peux vous dire qu’il y a une montée aux barricades qui est en train de se produire et que les gens vont être très vigilants et qu’on n’acceptera aucun recul sur nos droits et nos acquis. »

— Une citation de  Frédérick Dion, directeur général de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick

Avec des renseignements de Jacques Poitras et de Michel Corriveau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !