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La guerre commerciale de Trump propulse le homard canadien en Chine

Des caisses de homards sur des palettes à l'aéroport d'Halifax

Les tarifs douaniers que s'imposent les États-Unis et la Chine rend le homard canadien plus concurrentiel en Chine.

Photo : CBC

Radio-Canada

La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine entraîne une hausse considérable des exportations canadiennes de homards vivants.

La hausse profite particulièrement à la Nouvelle-Écosse, qui fournit à la Chine la plus grande partie des exportations canadiennes de homard.

Notre part de marché a augmenté encore et encore en juillet, en août et en septembre, affirme Yang Xue, directeur général de l’entreprise chinoise First Catch Fisheries. Cette dernière effectue maintenant trois expéditions de homards par semaine à partir de l’aéroport d’Halifax.

Yang Xue parle à deux des ses employés postés à leur bureau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Yang Xue, directeur général de l'entreprise First Catch Fisheries, travaille avec son équipe pour vendre du homard canadien en Chine.

Photo : CBC

C’est beaucoup plus que l’an dernier et les années précédentes, souligne Yang Xue.

Les exportations canadiennes de homard ont doublé

La Chine a imposé des droits de 25 % sur le homard américain en juillet. Le même mois, les exportations canadiennes de homard dans ce pays ont presque doublé comparativement à l’année précédente.

Ces exportations sont passées de 627 000 kilos en juillet 2017 à plus de 1,25 million de kilos en juillet 2018, selon le gouvernement canadien. La valeur de ces exportations est passée de 12 millions de dollars à près de 21 millions de dollars.

La majorité du produit est expédié de l’Aéroport international Stanfield àdans de gros porteurs qui transportent jusqu’à 80 000 kilos de homards vivants chacun.

Un volume inattendu pour un expéditeur

Abbey MacDonald, directrice de l’entreprise exportatrice Flying Fresh Air Freight, affirme que son équipe n’avait jamais imaginé un tel volume à expédier.

Cette semaine, huit vols affrétés transportent en Asie du homard vivant principalement capturé par des pêcheurs néo-écossais. Six vols sont destinés à la Chine, les deux autres à la Corée du Sud.

C’est un volume hors de l’ordinaire en septembre, tandis que la pêche au homard dans les Maritimes se limite au détroit de Northumberland.

Abbey MacDonald en entrevue devant des caisses de homardsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Abbey MacDonald explique qu'elle n'avait jamais imaginé qu'elle expédierait un jour une pareille quantité de homards en Chine.

Photo : CBC

Les affaires ralentissent normalement en été, indique Abbey MacDonald, mais cela n’a pas été le cas cette année.

Des expéditions à partir de Moncton, Montréal et Toronto

Les exportateurs de homards ajoutent que l’aéroport d’Halifax a de la difficulté à répondre à leurs besoins, et que du homard vivant est maintenant aussi expédié à partir de l’Aéroport Roméo-LeBlanc du Grand Moncton.

Des camions chargés de homards sont aussi dépêchés aux aéroports de Montréal et de Toronto. Des avions transportant des passagers transportent aussi du homard.

Ce n’est pas suffisant, d’où l’emploi de gros porteurs affrétés.

Je ne peux imaginer ce que nous pourrions faire si nous avions la capacité ici, ajoute Abbey MacDonald. Elle affirme que l’entreprise Gateway Facilities qui effectue la manutention du produit à l’aéroport d’Halifax fait un travail exceptionnel, mais qu’on y manque de place pour expédier tout ce homard.

D’après un reportage de Paul Withers

Avec les informations de CBC

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