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Incident à San Francisco : la fatigue des pilotes d'Air Canada mise en cause

Le vol 759 d'Air Canada s'oriente vers les airs à la demande du contrôleur aérien.

Photo : Bureau américain de la sécurité des transports

Radio-Canada

Le Bureau américain de la sécurité des transports (NTSB) affirme que la fatigue des pilotes d'Air Canada ainsi que la manière dont le transporteur relaye certaines informations à ses équipages ont contribué à un incident survenu en juillet 2017 à San Francisco.

Le NTSB demande de plus à Transport Canada de modifier les règles canadiennes entourant les heures de vol des pilotes.

Lors de l'incident, un avion d'Air Canada arrivant de Toronto avait failli atterrir sur une piste secondaire où attendaient quatre gros porteurs avant de décoller. Les pilotes canadiens avaient réussi à remonter à la dernière seconde et éviter une catastrophe.

Le vol 759 d'Air Canada est en train de voler juste au-dessus du premier des quatre appareils en attente sur la voie de circulation.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le vol 759 d'Air Canada est en train de voler juste au-dessus du premier des quatre appareils en attente sur la voie de circulation.

Photo : Bureau américain de la sécurité des transports

Le NTSB affirme qu'au moment de l'incident, le pilote responsable du vol était éveillé depuis 19 heures consécutives et son copilote depuis 12 heures. Aucun des deux n'avait fait de sieste pendant le vol et les deux respectaient les règles de Transport Canada.

Selon l'un des membres du NTSB, si les règles américaines s'étaient appliquées, le pilote responsable du vol n'aurait pu être en service.

Plusieurs faits entourant cet incident étaient déjà connus, mais le NTSB a officiellement entériné cet après-midi le rapport des enquêteurs, ainsi que les recommandations présentées par les experts.

Contrairement à ce qui avait été véhiculé après l'incident, le NTSB rapporte que seulement quatre mètres séparaient l'Airbus A320 d'Air Canada de l’un des quatre avions stationnés sur la piste.

Entrevue avec Daniel Cadieux, président de la sécurité aérienne de l'Association des pilotes d'Air Canada.

Air Canada aussi visée

Le NTSB note que la manière dont les messages sont transmis aux pilotes par les compagnies aériennes peut porter à confusion.

Le 7 juillet dernier, la configuration des pistes à l'aéroport de San Francisco avait été changée en raison de réparations.

Ce genre d'information, qui est toujours relayée par les transporteurs à leur pilote dans les messages que l'on appelle dans le jargon NOTAM, est par contre souvent difficile à déchiffrer.

Dans cet incident, les changements aux configurations des pistes se trouvaient à la huitième page d'un document de 10 pages dont la présentation utilise un langage qui ressemble à de la programmation informatique.

Un porte-parole pour Air Canada, Peter Fitzpatrick, affirme que la sécurité est la priorité absolue du transporteur aérien.

La société aérienne évolue dans un environnement d’amélioration continue et étudiera le rapport ainsi que ses recommandations.

Peter Fitzpatrick

Air Canada assure déjà avoir mis en place des mesures pour parfaire l’entraînement donné à son équipage ainsi que ses procédures.

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