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Les Franco-Yukonnais demandent une Loi sur les langues officielles plus sévère

les membres assis à une table écoutent attentivement
Les membres du Comité permanent des langues officielles, de passage au Centre de la francophonie de Whitehorse, rencontrent les responsables d'organismes francophones locaux. Photo: Radio-Canada / Claudiane Samson

De passage à Whitehorse durant une tournée de l'Ouest sur le plan d'action pour les langues officielles, les députés du Comité parlementaire permanent des langues officielles ont entendu des Franco-Yukonnais leur parler de la nécessité de créer des barèmes de suivi de financement.

Que ce soit pour la petite enfance ou la santé, les Franco-Yukonnais ont exprimé la nécessité d’inclure des « clauses linguistiques » dans les ententes bilatérales de financement entre Ottawa et les provinces ou les territoires.

Sandra St-Laurent assisse à une table parle aux députés, une dame en avant-plan écouteSandra St-Laurent suggère aux membres du Comité d'inclure des clauses pour obtenir les données nécessaires à l'obtention de financement spécifique aux francophones. Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Sandra St-Laurent, directrice du Partenariat Communauté en Santé (PCS), a cité en exemple une entente récente dans le domaine de la santé entre Ottawa et Whitehorse pour les soins à domicile, les services communautaires, la santé mentale et la toxicomanie sur 10 ans, mais qui ne propose pas de services en français.

C’est très dommage parce que ça rend la population [francophone] invisible. Donc, il n’y a pas de financement accordé ou réservé pour avoir des services en français, donc, on est un peu à contre-courant.

Sandra St-Laurent, directrice, PCS

Il s'agit d'un exemple concret noté par le Comité qui cherche à assurer la pérennité de ses travaux indépendamment des changements de gouvernements au fédéral.

Le président du Comité, Denis Paradis, trouve essentiel que la révision imminente de la Loi sur les langues officielles inclue « des balises qui vont faire en sorte que c’est inséré dans la loi ».

« Il faut vraiment que, quand Ottawa envoie de l’argent, par exemple au Yukon, et que cet argent-là est [destiné] à la francophonie, il faut absolument que cet argent-là aille dans la francophonie et pas juste dire : "J’ai reçu une enveloppe d’Ottawa, puis je mets ça dans les transports." [...] Je pense que la clause linguistique doit apparaître dans les accords entre Ottawa et les provinces ou entre Ottawa et les territoires. »

Besoin de données valides

Denis Paradis affirme qu’un des objectifs des membres actuels du Comité est de s’assurer que des données valides sont recueillies au pays quant aux minorités linguistiques.

Le Comité, dit-il, mise, entre autres, sur un questionnaire révisé lors du prochain recensement national de Statistique Canada pour connaître précisément le nombre d’ayants droit sur lequel les provinces et les territoires se basent pour financer les services.

Ce qui m’a frappé ici, c’est que c'est plein à l’école, c’est plein à la garderie, c’est plein partout. Alors, peut-on faire en sorte qu’à un moment donné, si on veut une évolution de nos communautés francophones à Whitehorse, bien, allons-y! Faisons en sorte d’avoir les bons chiffres.

Denis Paradis, député de Brome-Missisquoi et président du Comité permanent des langues officielles

Sandra St-Laurent croit toutefois que le Comité permanent sur les langues officielles dispose de moyens pour obtenir certaines données, par exemple en santé, tout en s’assurant que les ententes bilatérales profitent aux communautés linguistiques minoritaires.

« Est-ce que ce serait possible d’inclure une variable linguistique [dans les rapports exigés] par l'Institut canadien d’informations sur la santé qui collecte les indicateurs de santé à travers le Canada pour qu’enfin, on puisse avoir accès à un portrait sur l’état de santé des francophones à travers le Canada, incluant le Yukon, parce qu’il faut se rappeler que le Yukon n’est pas inclus sans les grandes enquêtes nationales. »

Format d’audience informelle

Isabelle Salesse de dos avec les membres en arrière-planLa directrice de l'Association franco-yukonnaise, Isabelle Salesse, exprime son point de vue auprès du Comité permanent des langues officielles. Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Les membres du Comité ont opté, lors de cette visite au Yukon, pour une rencontre de type informel où la discussion a rassemblé en même temps tous les intervenants des différents secteurs d’activités de la francophonie.

Le Comité se rend également cette semaine à Vancouver et à Régina.

Grand-Nord

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