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Mine Frontier : ententes conclues avec toutes les Premières Nations

Une poignée de bitume dans un gant de travail.

L’entreprise Teck Resources de Vancouver souhaite exploiter une mine à ciel ouvert à environ 110 kilomètres au nord de Fort McMurray, dans le nord de l'Alberta.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'entreprise Teck Resources de Vancouver a causé la surprise en annonçant mardi qu'elle s'était entendue avec les 14 Premières Nations touchées par son mégaprojet de mine de sables bitumineux, à Fort McKay dans le nord de l'Alberta, au premier jour d'audience devant une commission d'examen provinciale-fédérale.

Un texte d’Audrey Neveu

La Première Nation crie de Mikisew a décidé de « sauter dans le train plutôt que de courir derrière », selon son chef Archie Waquan. Cet ancien « anti-développement » autoproclamé souligne que sa communauté aura davantage de contrôle sur le projet si elle en est le partenaire.

La Première Nation avait d’abord des craintes par rapport au projet, qui empiète sur des terres ancestrales utilisées pour la chasse et la pêche ainsi que sur les terres du troupeau de bisons Ronald Lake, déjà en déclin.

Les cris Mikisew exigeaient la mise en place d’une zone tampon entre le projet minier et le parc national Wood Buffalo, un écosystème menacé classé au patrimoine de l’UNESCO, pour s’assurer que l’habitat de nombreuses espèces et les niveaux des cours d’eau sont préservés.

Vue sur un bison couché dans la forêtAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des membres de la Première Nation Athabasca Chipewyan sont inquiets des risques qu'aura un projet de mine de sables bitumineux en Alberta sur la santé des bisons.

Photo : Rob Berlanger

La conclusion d’une entente avec les Premières Nations touchées par le projet ne signifie toutefois pas qu’elles ont pu faire un choix libre et éclairé, selon Mike Hudema, de Greenpeace.

Il donne en exemple le chef Allan Adam de la Première nation de Fort Chipewyan, qui s’est vivement opposé à la mine, avant de conclure une entente avec Teck Resources. Le chef Adam a raconté dans les médias être continuellement inondé par des projets pétroliers.

Les Premières Nations ont l’impression qu’il n’y a pas de situation gagnante pour eux. Elles ne veulent pas appuyer le projet, mais elles n’ont pas d’autre choix. Lorsque les Premières Nations se sentent comme cela, on ne respecte pas leurs droits.

Mike Hudema, Greenpeace

La Société pour la nature et les parcs du Canada, le gouvernement du Canada et plusieurs Premières Nations doivent contre-interroger Teck Resources d’ici la fin de l’audience, le 24 octobre.

Carte de la mine Frontier, située à Fort McKay, à 110 km au nord de Fort McMurray, dans le nord de la provinceAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La mine de sables bitumineux Frontier serait la plus septentrionale au Canada, si elle est construite.

Photo : Radio-Canada

Pas d’inquiétude à propos de l’accès aux marchés

Avec une capacité de production de 260 000 barils par jour, la mine Frontier aura certainement besoin de pipelines pour acheminer le bitume produit vers les marchés internationaux. Or, le pipeline Trans Mountain fait face à des obstacles de taille, alors que TransCanada a annoncé l'an dernier qu'elle abandonnait le projet Énergie Est.

« D’ici à l’entrée en service de la mine en 2026, je suis certain que les pipelines Trans Mountain, Keystone XL et Énergie Est seront construits. Nous avons le temps », croit le directeur de l’ingénierie et de l’énergie pour Teck Resources, Lyndon Chiasson.

Teck Resources n’a pas voulu indiquer quel devrait être le prix du baril de pétrole pour que la mine de sables bitumineux soit rentable.

Avec les informations de David Thurton, CBC News

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