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Le travail des infirmières en solo pose un risque selon l’association des infirmières de la province

Photo de Wettlaufer qui est suivie par une policière alors qu'elle se dirige vers le tribunal.
Elizabeth Wettlaufer est escortée en cour à Woodstock le 1er juin. Photo: La Presse canadienne / Peter Power
Radio-Canada

L'Association des infirmières de l'Ontario (ONA) a présenté ses arguments finaux devant l'enquête publique sur la sécurité des résidents des foyers de soins de longue durée. L'avocate qui représente le groupe demande plus de ressources au nom de la sécurité.

Un texte de Katherine Brulotte

Me Kate Hughes affirme que toutes les routes qu’ont empruntées les différents participants de la commission jusqu’à maintenant mènent à une seule solution unanime : celle d’un meilleur financement du système de soins de longue durée et de l’embauche de davantage de personnel dans les résidences.

L’avocate qui représente l’Association des infirmières de l’Ontario souligne qu’Elizabeth Wettlaufer a commis la plupart de ses crimes en pleine nuit, sinon en soirée, alors qu’aucun superviseur ne se trouvait sur les lieux. Souvent, même aucun autre membre du personnel infirmier n'était présent, note-t-elle.

Personne n’était là pour voir ce qu’Elizabeth Wettlaufer faisait, personne n’était là pour l’arrêter.

Kate Hughes, avocate de l’Association des infirmières de l'Ontario

Elle a, par exemple, demandé à la juge Eileen Gillese d’envisager l’adoption de recommandations qui demanderaient le changement des normes provinciales quant au nombre minimal d’employés, et en particulier d’infirmières certifiées, qui doivent être en poste au cours de la nuit.

Les normes actuelles exigent qu’une seule infirmière soit présente lors de ces quarts de travail.

Les centres de soins de longue durée qui ont aussi témoignés dans l’enquête ont toutefois fait valoir que des problèmes importants de recrutement et de rétention rendaient parfois même difficile l’atteinte de ces normes minimales et qu’ils devaient faire appel à des agences ou demander à une infirmière auxiliaire d’occuper temporairement le poste.

L’Association estime que le recours aux agences est une procédure dangereuse qui devrait être interdite puisque le manque de familiarité des infirmières avec les patients les rend incapables de détecter une détérioration, par exemple, dans l’état de santé d’une personne.

Me Hughes avance par ailleurs que l’amélioration des conditions de travail des infirmières qui oeuvrent dans les soins de longue durée, pour les rendre plus compétitives avec celles des infirmières du milieu hospitalier, pourrait permettre d’améliorer ce qu’elle qualifie de crise de personnel.

Elle souligne également qu'il faudrait permettre aux infirmières de passer plus de temps avec chaque patient en réduisant la charge de travail. Selon elle, cela rendrait non seulement le milieu plus sécuritaire, mais aussi plus agréable pour les employées.

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