•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Incertitude sur l’avenir des programmes consacrés aux francophones

Caroline Mulroney discute du fait français en Ontario.

Même si les Franco-Ontariens célébraient il y a quelques jours, le 25 septembre, la ministre déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, laisse entendre qu'avec le déficit de 15 milliards de dollars, les programmes gouvernementaux consacrés aux francophones n'étaient pas protégés contre de possibles compressions budgétaires.

Plusieurs acteurs de la société franco-ontarienne demandent encore si le gouvernement de Doug Ford poursuivrait les initiatives mises de l’avant par le gouvernement libéral comme le Programme d'appui à la francophonie ontarienne (PAFO) ou les 500 nouveaux lits de soins longue durée promis pour les aînés.

En entrevue à Radio-Canada, Mme Mulroney laisse toutefois planer le doute.

Il y a beaucoup d’organismes qui attendent de savoir si les promesses qui ont été faites vont aller de l’avant. Comme nous avons dit vendredi dernier, les libéraux nous ont laissé un déficit de 15 milliards de dollars et nous commençons à peine notre évaluation ligne par ligne des coffres de la province, explique-t-elle.

Selon Mme Mulroney, le gouvernement a encore du travail à faire avant de se prononcer sur plusieurs de ces promesses.

Nous ne sommes pas encore dans la phase de prendre des décisions concernant ces programmes. Nous sommes en train d’évaluer les programmes pour voir ce qui marche, si l’on peut trouver une façon de livrer certains services de manière plus efficace, insiste-t-elle.

ll y a des politiques qui ont marché par le passé et d’autres qui n’ont pas fonctionné. On va prendre ce temps pendant l’audit pour faire une étude de ces programmes [...]. Nous sommes dans une situation assez difficile, mais notre gouvernement veut travailler de façon collaborative.

Caroline Mulroney, ministre déléguée aux Affaires francophones

Parmi les autres priorités avancées par la ministre Mulroney se trouve un meilleur accès aux services en français.

Celle qui porte également le chapeau de procureure générale de l’Ontario entend également mettre en place des mesures pour favoriser l’accès à la justice en français.

Il y a 650 000 Franco-Ontariens et près de 1,5 million de personnes bilingues et qui veulent avoir accès à des services en français. C’est à notre gouvernement à trouver des solutions novatrices pour donner accès à ces services, raconte-t-elle.

Une dame parlant à un homme.Caroline Mulroney, ministre déléguée aux Affaires francophones Photo : Radio-Canada

La Loi sur les services en français

Questionnée également sur la refonte de la Loi sur les services en français, Mme Mulroney note que le gouvernement est encore en début de mandat, mais qu’il est peut-être le temps d’y voir.

En Chambre mardi, Mme Mulroney est toutefois allée plus loin en indiquant qu’elle souhaitait revoir le processus de désignation, un projet qui avait été entamé sous le gouvernement précédent.

Caroline Mulroney assure également que le projet de l’Université de l’Ontario français reste une priorité pour le gouvernement. Elle assure toutefois que le gouvernement a besoin de temps pour l'étudier, car il s’agit d’un projet important. Rappelant encore une fois l’audit ligne par ligne, Mme Mulroney souhaite mettre des efforts pour parfaire l’éducation en français en Ontario.

Mme Mulroney entend d'ailleurs faire la promotion du français au cours de son mandat en tant que ministre déléguée aux Affaires francophones.

Craintes chez l'opposition

La députée de la circonscription de Nickel Belt, France Gélinas, a émis un bémol sur les paroles de Caroline Mulroney à Queen’s Park.

Elle demande des précisions sur certains enjeux, notamment la question de l’immigration. Mme Gélinas estime également qu’il faut rendre la province bilingue afin de régler les problèmes liés au processus de désignation.

Toronto

Francophonie