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Ado suivi dans les toilettes de son école : la CSDM interpelle le DGE

Une entrée de l'école Louis-Riel.
L’incident serait survenu lundi matin à l’École secondaire Louis-Riel. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a ouvert une enquête après qu'un garçon de 13 ans eut été suivi par un homme dans les toilettes d'une école où se tenait le vote par anticipation. L'homme âgé lui aurait fait des remarques de nature sexuelle. Un incident qui amène la Commission scolaire de Montréal (CSDM) à demander des ajustements au Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

L’incident serait survenu lundi vers 10 h 15 à l’École secondaire Louis-Riel, dans le quartier Mercier. L’établissement était ouvert au public pour le vote par anticipation tenu dans le cadre des élections provinciales, mais les cours continuaient d’y être donnés normalement.

L’individu, qui aurait environ 70 ans, aurait demandé au garçon qui se trouvait dans une cabine s’il désirait obtenir des faveurs sexuelles, a raconté le porte-parole du SPVM, Jean-Pierre Brabant. L’adolescent lui aurait alors dit de le laisser tranquille et de s’en aller, ce que l’homme aurait fait.

Le garçon a aussitôt alerté le personnel de l’école, qui a contacté les autorités.

Des agents du SPVM ont effectué des recherches dans le secteur de l’école, mais ils n’ont pas pu retrouver le septuagénaire.

Ils espèrent pouvoir obtenir une photo du suspect grâce aux enregistrements des caméras de surveillance de l’école, et être en mesure d’en donner une description. Le garçon n’a pu voir l’homme qu’à travers l’interstice de la porte de la cabine.

La police a demandé à la direction de l’école de rehausser les mesures de sécurité en place pour la tenue du vote par anticipation.

La CSDM s'adresse au DGEQ

C'est la première fois qu'un incident du genre se produit dans un établissement de la CSDM, d'après sa présidente Catherine Harel-Bourdon.

« On déplore l’événement qui est arrivé » , a-t-elle dit en entrevue à l'émission Le 15-18, sur les ondes d'ICI Première.

On n’a pas le choix de laisser nos écoles au DGEQ : c’est dans la loi électorale.

Catherine Harel-Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal

Les écoles peuvent bien fermer leurs portes le temps d'une journée quand vient le temps d'un scrutin général, estime la présidente de la CSDM, même si elle regrette les « perturbations » que cela entraîne inévitablement, de même que les frais supplémentaires qui viennent avec le renforcement des mesures de sécurité.

Mais elle demande au DGEQ de ne plus réquisitionner de locaux dans des écoles pour y tenir des votes par anticipation, à moins de le faire le week-end. Elle croit qu'en semaine, ils devraient se faire « dans d’autres lieux que nos écoles ».

Mme Harel-Bourdon souhaite éviter le plus possible que les élèves entrent en contact avec des gens qui n'auraient normalement pas accès aux écoles.

« La priorité des priorités, c’est la sécurité de nos élèves », a-t-elle dit.

Grand Montréal

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