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ALENA : Trudeau veut bâtir sur l'accord américano-mexicain

Un gros plan de Justin Trudeau.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, participe à une discussion au Conseil des relations étrangères à New York.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a fait une mise à jour prudente des pourparlers en cours pour le renouvellement de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

M. Trudeau a indiqué qu’il percevait la possibilité pour le Canada de construire une entente à partir de l’accord bilatéral conclu entre les États-Unis et le Mexique le mois dernier.

« Ils [les États-Unis et le Mexique] ont conclu certains accords », a déclaré le premier ministre Trudeau. « Je pense qu’il y a là une occasion de bâtir sur ce qu’ils ont convenu », a-t-il poursuivi en réponse à une question portant sur la possibilité d’utiliser l’accord américano-mexicain comme base pour parvenir à un accord à trois pays.

Sentiment d’urgence chez les négociateurs

Mais le temps presse. La date butoir pour parvenir à une entente sur l’ALENA – imposée par les États-Unis – approche à grands pas.

Les négociateurs « manquent désormais de temps », a reconnu le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, lors d'une conférence à New York.

À la fin août, le président américain Donald Trump avait informé le Congrès de son intention de signer un nouvel ALENA avec ou sans le Canada, d'ici la fin novembre, c'est à dire avant que le nouveau président mexicain ne prenne ses fonctions.

Le nouveau texte doit donc être présenté d'ici la fin de la semaine pour pouvoir respecter un certain nombre de procédures et de délais administratifs.

Mais les tractations entre les États-Unis et le Canada pour inclure Ottawa dans cet accord version modernisée peinent à aboutir.

Les discussions sont même au point mort, a soutenu Robert Lighthizer, dont les propos ont été retransmis par des médias américains.

« Le Canada ne fait pas de concessions dans des secteurs que nous considérons comme essentiels », a-t-il déploré.

Il ajoute que si les pommes de discorde entre Canadiens et Américains persistent, l'administration Trump demandera au Congrès d’exclure le Canada et d'approuver l'accord seulement avec le Mexique.

Défendre les intérêts canadiens

Le premier ministre canadien Justin Trudeau et la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland ont de leur côté une nouvelle fois rappelé qu'ils ne signeraient un accord que s'il est dans l'intérêt des Canadiens.

« Nous sommes à la recherche de la bonne entente, non seulement pour le Canada, mais également pour les États-Unis », a poursuivi Justin Trudeau lors d’un événement organisé par le Conseil des relations étrangères à New York.

Le Canada et les États-Unis sont divisés au sujet du mode de résolution des différends commerciaux et de l’accessibilité du marché protégé des produits laitiers canadiens.

Le Canada a aussi clairement indiqué que l’administration américaine doit retirer sa menace d’imposer des tarifs douaniers sur ses véhicules automobiles pour qu’une entente soit envisagée, selon des responsables.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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