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D’anciens employeurs d’Elizabeth Wettlaufer demandent plus de ressources

Photo d'Elizabeth Wettlaufer, menottée

L'ex-infirmière Elizabeth Wettlaufer est escortée à l'extérieur du palais de justice à Woodstock, après avoir reçu sa peine.

Photo : La Presse canadienne / Dave Chidley

Radio-Canada

Les avocats des centres de soins de longue durée et des agences de recrutement de personnel de la santé qui participent à l'enquête publique sur la sécurité des résidents des foyers de soins de longue durée de l'Ontario recommandent l'augmentation des sommes octroyées pour les soins aux patients.

Un texte de Katherine Brulotte

Les avocats des entreprises pour lesquelles a travaillé Elizabeth Wettlaufer ont défilé pour une dernière fois devant la juge Eileen Gillese qui entend cette semaine les arguments finaux des participants à l'enquête à St. Thomas.

David Golden, l’avocat qui représente le centre Carressant Care, où l'ex-infirmière a commis la plupart de ses huit meurtres, a répété à maintes reprises que les ressources financières octroyées par la province ne permettent pas aux centres de soins de longue durée de répondre à l’ensemble des besoins, en raison des difficultés de recrutement et de rétention du personnel qualifié.

Sa première recommandation est donc de les augmenter.

Financement de l'Ontario pour les soins de longue durée (2018) :

  • Total : 4,28 milliards de dollars,
  • 149,95 $ par jour et par résident ou 54 730 $ par année,
  • environ 100,91 $ de cette somme est dédié directement aux soins infirmiers et d’hygiène.

Source: 2018 Ontario Budget, LTCH Level-of-Care Per Diem Funding Summary (July 1, 2018)

Les normes gouvernementales actuelles exigent la présence, au minimum, d’une infirmière certifiée en tout temps dans une résidence de soins de longue durée.

Plusieurs des proches des victimes d’Elizabeth Wettlaufer ont demandé que ces normes soient revues pour assurer une charge de travail moins lourde aux employés et des soins plus personnalisés aux patients.

Des normes suffisantes pour la province

Darrell Kloeze, l’avocat qui représente la province, a affirmé pour sa part que la loi actuelle comprend déjà des normes strictes qui ne permettent aucune tolérance à l'égard de la négligence ou des abus d’un membre du personnel soignant envers un patient.

Il a souligné du même souffle que malgré le rôle de la province dans l’inspection et la supervision des centres de soins de longue durée, l’embauche et ultimement la surveillance des employés demeure la responsabilité des employeurs et non de la province.

L’avocate Jennifer McAleer, qui représente l’agence de recrutement d’infirmières Revera, pour laquelle a aussi travaillé Elizabeth Wettlaufer, souligne également que le processus d’évaluation et d’inspection des centres de soins de longue durée par la province devrait être modifié.

Selon elle, le rôle des inspecteurs devrait être davantage orienté sur l’aide au personnel pour leur permettre de corriger des situations problématiques plutôt que sur la simple rédaction de rapports qui décrivent ces situations.

Toronto

Justice et faits divers