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Devant les Nations unies, Trump appelle à « isoler le régime iranien »

Les informations de notre correspondant Christian Latreille.
Radio-Canada

Sans surprise, c'est au régime de Téhéran que le président américain, Donald Trump, a réservé ses flèches les plus aiguisées lors de son discours annuel devant les représentants des pays membres de l'Organisation des Nations unies (ONU) réunis à New York.

Donald Trump s'est lancé dans une charge à fond de train contre le régime iranien, qu'il a qualifié de « corrompu et dictatorial ».

Assurant que les sanctions que son pays a prises par le passé contre l’Iran seront non seulement maintenues, mais renforcées cet automne, il a appelé les autres nations à faire de même et à isoler le régime iranien.

Il a du même souffle accusé l’Iran de déstabiliser l’équilibre de la paix au Moyen-Orient en subventionnant des guerres et des groupes armés.

Les leaders iraniens répandent le chaos, la mort et la destruction. Ils ne respectent pas leurs voisins et leurs frontières, pas plus que la souveraineté des nations.

Donald Trump, président des États-Unis

Toute solution à la crise humanitaire en Syrie doit inclure une stratégie pour s’attaquer à ce régime brutal, alimenté et financé par la dictature corrompue en Iran, a-t-il martelé.

Sur la même tribune, le président iranien, Hassan Rohani, a par la suite qualifié le discours du président Trump d'« absurde ».

Quelques heures avant de prononcer son allocution à l’ONU, Donald Trump a rejeté toute rencontre à court terme avec le président Rohani, assurant que ce n'était pas d'actualité.

« Peut-être un jour, à l'avenir. Je suis sûr que c'est un homme absolument charmant! », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Éloge de la souveraineté des États

Dans un discours dont la « souveraineté » des États était le fil conducteur, Donald Trump a répété que son pays n’adhérerait pas au Pacte mondial pour les migrations, que tous les pays membres de l’ONU ont entériné à l’exception des États-Unis.

Il s’en est également pris avec virulence à la Cour pénale internationale (CPI), accusée de n'avoir « aucune légitimité et aucune autorité ».

Nous rejetons l’idéologie du mondialisme, et nous adhérons à la doctrine du patriotisme.

Donald Trump, président des États-Unis

« Nous n'abandonnerons jamais la souveraineté américaine à une bureaucratie mondiale non élue et irresponsable », a-t-il lancé.

Les intérêts américains d'abord

Donald Trump sourit lors de son discours.Le président américain sourit à la suite d'une réaction amusée de l'assemblée. Photo : The Associated Press / Bebeto Matthews

Dès le début de son allocution, le président Trump a dressé un bilan étincelant de ses deux premières années de mandat. « En moins de deux ans, mon administration a accompli davantage que presque toutes les autres administrations de l'histoire de notre pays », a-t-il déclaré.

Une affirmation qui a provoqué des rires dans la salle. « Je ne m’attendais pas à cette réaction, mais c’est correct », s'est exclamé le président américain en reprenant la balle au bond.

Estimant que « l’économie américaine s’épanouit comme jamais auparavant » depuis son élection, Donald Trump a soutenu que les États-Unis sont aujourd'hui « un pays plus fort, plus sécuritaire et plus riche. »

La président américain a aussi défendu avec force le bien-fondé des guerres commerciales qu'il a engagées sur plusieurs fronts.

Critiquant les pays qui font du « dumping » et détournent le système « à leur avantage », il a prévenu « que de tels abus ne seront plus tolérés ».

« Comme mon administration l'a démontré, nous allons toujours agir en fonction de nos intérêts nationaux », a ajouté le président Trump, dont le gouvernement est actuellement engagé dans une guerre commerciale avec la Chine.

Rappelant que son administration a déjà appliqué cette année des tarifs compensatoires sur plus de 200 milliards de dollars de produits en provenance de Chine, Donald Trump a affirmé que le déficit commercial important qu'accusent les États-Unis avec la Chine est « inacceptable ».

Le président Trump a de plus accusé l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) d'« arnaquer le reste du monde » en maintenant les prix du pétrole beaucoup trop haut.

Il a par ailleurs ajouté que les pays membres de l'OPEP qui bénéficient de la protection militaire des États-Unis pourraient devoir contribuer davantage à partir de maintenant pour assurer leur sécurité.

Des remerciements pour Kim Jong-un

Envers la Corée du Nord, le locataire de la Maison-Blanche a opté pour un ton moins agressif que lors de sa première allocution, en 2017, au cours de laquelle il avait menacé, dans un discours enflammé, de « détruire totalement » ce pays. Il a salué les progrès accomplis vers la dénucléarisation de la Corée du Nord grâce aux « initiatives audacieuses » déployées par son administration.

« On ne voit plus de missiles et de fusées voler dans toutes les directions, les essais nucléaires sont arrêtés, des infrastructures militaires ont été démantelées, nos otages ont été libérés et les restes de nos héros tombés au combat ont été rendus et reposent en paix en sol américain », a souligné Donald Trump avant de remercier le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un pour sa collaboration.

Je voudrais remercier le dirigeant Kim pour son courage et les pas qu’il a faits.

Donald Trump, président des États-Unis

Le président américain a toutefois prévenu que « de nombreuses étapes doivent encore être franchies » et que par conséquent, les sanctions internationales contre Pyongyang demeureront « en place jusqu'à la dénucléarisation » de la péninsule coréenne.

Il a aussi exhorté les autres nations à soutenir le « rétablissement de la démocratie au Venezuela ».

« Aujourd'hui, le socialisme a poussé ce pays riche en pétrole à la faillite et acculé sa population dans une pauvreté abjecte », a-t-il déploré.

En marge de l'Assemblée générale de l'ONU, Donald Trump a affirmé que son homologue du Venezuela, Nicolas Maduro, pourrait être « renversé très rapidement » par l'armée vénézuélienne.

La veille, le Trésor américain a annoncé avoir pris des sanctions financières contre l'entourage du président vénézuélien, dont son épouse.

Donald Trump a par ailleurs prévenu qu'il y aurait une « réponse américaine » en cas de nouvelle utilisation d'armes chimiques en Syrie.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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