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Le président Donald Trump, assis aux côtés de l'ambassadrice américaine Nikki Haley, fait une brève allocution sur la lutte contre la drogue à l'ONU

Le président américain, Donald Trump, a souvent critiqué l’ONU depuis son arrivée à la Maison-Blanche.

Photo : Reuters / Caitlin Ochs

Raphaël Bouvier-Auclair

Le président américain prononcera aujourd'hui son deuxième discours devant l'Assemblée générale des Nations unies. Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump a exigé des réformes de la part de l'ONU, une organisation que ses représentants et lui ont souvent critiquée. Retour sur quelques positions prises par l'administration Trump à l'endroit de l'organisation internationale.

« Les États-Unis ne sont qu’un seul pays membre et pourtant nous sommes responsables de 22 % du budget total », avait souligné Donald Trump lors de son premier discours devant l’Assemblée générale, dénonçant un « poids financier injuste ».

Son administration est passée de la parole aux actes. En décembre, quelques mois seulement après l’Assemblée générale des Nations unies, Washington a annoncé s’être entendue pour une diminution de budget de 285 millions de dollars pour l’année 2018-2019.

Le président américain, qui appuie les propositions de réformes du secrétaire général Antonio Guterres, n’hésite pas à critiquer le fonctionnement de l’ONU, à qui il reproche d’être trop orientée sur les processus et la bureaucratie, plutôt que sur les résultats.

Donald Trump, président des États-Unis

Sortie du conseil des droits de l’homme

Devant l’assemblée générale, il y a un an, Donald Trump s’en était aussi pris au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

C’est une énorme source d’embarras pour l’ONU de constater que des pays dont les gouvernements ont de terribles bilans en matière de droits de l'homme siègent au Conseil des droits de l’homme.

Donald Trump, président des États-Unis, en septembre 2017

Une critique que d’autres ont aussi formulée, particulièrement en raison de la présence de l’Arabie saoudite.

En juin, le secrétaire d’État Mike Pompeo et l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley ont donc annoncé qu’après avoir milité en vain pour des réformes au sein du conseil, les États-Unis ont choisi de s’en retirer.

L’ex-ambassadeur et représentant adjoint du Canada à l’ONU, Gilles Rivard, reconnaît que des critiques à l’endroit de l’ONU sont légitimes, mais il n’est pas convaincu de l’efficacité des méthodes empruntées par l’administration actuelle.

Est-ce que ça va être assez pour que les Nations unies changent? Ça peut avoir un impact. Mais il est certain que la coordination si elle se fait de façon structurée et avec une approche positive a plus d’impact à long terme que d’arriver et de mettre une menace sur la table.

Gilles Rivard, ancien ambassadeur du Canada à l’ONU

Des relations pas toujours cordiales

Dès sa première conférence de presse, l’ambassadrice américaine Nikki Haley avait averti que la nouvelle délégation américaine « noterait les noms », des pays membres qui n’appuient pas les États-Unis.

Un changement de ton par rapport aux années Obama, qui selon une chercheuse à l’International Peace Institute, Alexandra Novosseloff, « a refroidi les gens » dans les couloirs du siège des Nations unies.

L’experte note tout de même que l’administration Trump est loin d’être la première à durcir ses propos à l’endroit de l’ONU ou de ses organisations associées.

En 1984, par exemple, le président Ronald Reagan avait annoncé que les États-Unis allaient quitter l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), à qui il reprochait d’avoir une attitude antiaméricaine.

Washington a réintégré l’UNESCO sous George W. Bush, avant que le président Trump décide de s’en retirer de nouveau en 2017, évoquant un biais anti-israélien.

« [Les Nations Unies] sont une proie politique facile pour avancer certains intérêts. Donc ce n’est pas nouveau. La relation États-Unis–Nations unies est un peu une relation je t’aime moi non plus », note ainsi Alexandra Novossellof.

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