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Des candidats potentiels du Parti populaire du Canada s’organisent en Saskatchewan

Maxime Bernier, fondateur du Parti populaire.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Des candidats envisagent de se présenter en Saskatchewan sous la bannière du Parti populaire du Canada lors de la prochaine élection fédérale, 10 jours après sa formation.

Un texte d’Andréanne Apablaza

Parmi eux figure un comptable de Saskatoon, Cody Payant, déçu par le Parti conservateur du Canada et poussé par le sentiment de mécontentement et d'aliénation de l'Ouest.

Cody Payant est l’une des premières personnes à rendre publique son intention de solliciter une nomination pour le Parti populaire du Canada (PPC). Il souhaite représenter la circonscription de Saskatoon-University en 2019, mais il souligne que les candidats ne seront pas connus officiellement avant janvier.

Cody Payant

Cody Payant a l'intention de présenter sa candidature pour la circonscription de Saskatoon-University.

Photo : Cody Payant

Il estime être le premier, mais certainement pas le dernier. « Les Saskatchewanais sont vraiment mécontents de la gouvernance à Ottawa », explique-t-il, soulignant que l’intérêt envers le nouveau parti fédéral est grand.

La gestion de l’offre, l’achat du pipeline Trans Mountain, le calcul de la péréquation et la centralisation du pouvoir à Ottawa alimentent la frustration des citoyens de l’Ouest, selon lui.

« La Saskatchewan a toujours été une source d’argent provenant de la péréquation, et c’est tout », dénonce-t-il. « C’est comme ça que le Québec et l’Ontario ont toujours perçu la Saskatchewan. »

Le député de Beauce, Maxime Bernier, a formé le Parti populaire du Canada après avoir quitté le caucus conservateur, le 23 août dernier. Le PPC a l’intention d’avoir des candidats dans les 338 circonscriptions fédérales lors de l’élection.

Des appuis « nombreux et diversifiés »

Depuis un mois, plusieurs membres du parti parcourent la province dans l’espoir de le faire connaître. Un bénévole du parti, Ethan Erkiletian, est l’un d’entre eux. L’investisseur en technologie financière était un des candidats du Parti libertarien du Canada à Saskatoon en 2015, mais sa candidature a été interrompue avant le scrutin.

Il se décrit comme « une personne mécontente, insatisfaite du processus politique au Canada ».

Après avoir organisé plusieurs réunions du PPC, il dit avoir été frappé par la diversité des origines politiques des participants et du nombre de personnes qui y ont assisté.

« Il y avait des conservateurs mécontents comme moi, mais aussi des membres du Parti libéral, des néo-démocrates, des libertariens, et même des membres du Parti vert », explique-t-il.

Ethan Erkiletian estime que la vague d’appuis envers le PPC est une réaction au fait que « Maxime Bernier pratique la politique authentique ».

« À l’heure actuelle, aucun parti politique n’est prêt à se fier à sa conviction et à mettre ses convictions fondamentales au service des Canadiens sans les faire approuver d’abord dans un groupe de discussion ou sans consulter un cabinet d’avocats. »

Le député actuel de Saskatoon-University, Brad Trost a perdu la course à l’investiture de la circonscription cette année. Il avait dû quitter son poste afin de briguer la direction du Parti conservateur du Canada. Le député provincial et ancien président de la Chambre de la Saskatchewan, Corey Tochor, représentera le Parti conservateur dans Saskatoon-University lors de la prochaine élection.

Brad Trost dit avoir été contacté par des membres du PPC. Il souligne qu'il n'a pas l’intention de se présenter sous les couleurs du PPC, mais il comprend l’intérêt grandissant des Saskatchewanais envers le parti de Maxime Bernier.

« Max a fait campagne à partir d’une plate-forme pro-entreprise privée, une plate-forme qui plaît à de nombreux conservateurs réguliers qui n’ont pas toujours l’impression que ce point de vue est écouté et qui veulent une voix plus forte », ajoute Brad Trost.

Saskatchewan

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