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Le Costa Rica entravé depuis trois semaines par une grève générale du secteur public

Une longue file de gens, presque tous portant des parapluies pour se protéger du soleil, bloquent la route, devant un petit barrage de police.

Des employés du secteur public du Costa Rica bloquent la route donnant accès à l'aéroport international Juan Santamaria, à San José.

Photo : Reuters / Juan Carlos Ulate

Agence France-Presse

Le Costa Rica est entré lundi dans une troisième semaine de grève du secteur public, de la même façon qu'il a commencé : avec des blocages de routes, pour exiger le retrait d'un projet de réforme fiscale.

Les secteurs publics de l'éducation et de la santé sont les plus bouleversés par le mouvement, lancé le 10 septembre dernier. Quant aux blocages de routes, ils entravent sérieusement l'activité économique.

Syndicats et gouvernement vont poursuivre lundi un marathon de discussions pour tenter de trouver un terrain d'entente qui permette de mettre fin au mouvement de grève.

Les blocages de route ont notamment empêché l'accès au port de Limon, le principal terminal pétrolier du pays, ainsi qu'aux installations de l'entreprise pétrolière publique. La distribution de carburant est normale dans tout le pays, a cependant assuré le gouvernement.

Des dizaines de personnes, vêtues pour la plupart de t-shirts jaunes de la compagnie publique d'électricité ICE, se sont rendues lundi en cortège devant le siège du parlement à San José, où les députés débattent depuis une semaine du projet de loi controversé.

Si le ministre du Travail, Steven Nuñez, s'est montré optimiste en estimant que la moitié du chemin a été parcouru entre les deux parties, les syndicats ont affirmé leur détermination en appelant à une manifestation nationale mercredi à San José, et en publiant un calendrier de mobilisations pour la semaine.

« L'union syndicale est solide », a proclamé sur Twitter Albino Vargas, dirigeant de l'Association nationale des employés des secteurs public et privé.

Les grévistes exigent le retrait du projet de réforme fiscale, qui vise, plaide le gouvernement, à contenir le déficit public du pays de près de cinq millions d'habitants. Celui-ci a atteint en 2017 6,2 % du PIB et pourrait atteindre 7,2 % en 2018 sans nouvelles recettes.

Les syndicats reprochent au texte de faire peser la charge de l'augmentation de l'impôt sur les plus défavorisés, mais le président costaricien a assuré qu'elle serait avant tout supportée par les plus aisés.

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