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Journée des Franco-Ontariens : de grandes attentes envers la nouvelle ministre

Une femme superposée au drapeau franco-ontarien

Caroline Mulroney

Photo : Photomontage à partir d'une photo de La Presse canadienne

Radio-Canada

Le lever du drapeau franco-ontarien du 25 septembre sera le premier de la nouvelle ministre déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, envers qui la communauté fonde de l'espoir.

Une analyse de Claudine Brulé

La journée des Franco-Ontariens survient presque trois mois après l'assermentation de la nouvelle ministre responsable du dossier de la francophonie à Queen's Park, Caroline Mulroney. Elle, qui voulait prendre le temps d'étudier les dossiers chauds et rencontrer les grands acteurs de la communauté, doit maintenant établir ses priorités.

Plusieurs dossiers sont déjà avancés, mais l'arrivée du nouveau gouvernement de Doug Ford sème l'incertitude quant à leur avenir.

Université de l'Ontario français

Le premier ministre Doug Ford a déjà affirmé qu'il voulait aller de l'avant avec la mise sur pied de l'Université de l'Ontario français. Toutefois, il n'a annoncé pour l'instant aucun financement supplémentaire au-delà des fonds de démarrage accordés par l'ancien gouvernement libéral.

On ne connait pas encore la position du nouveau gouvernement sur le financement des études post-secondaires, on sait qu'il va y avoir probablement des examens qui seront faits, étant donné que l'on veut réduire le déficit de la province. On s'attend à ce qu'il y ait peut-être des compressions dans le monde de l'enseignement post-secondaire.

Normand Labrie, recteur par intérim de la future Université de l'Ontario français
Photo d'un homme à la barbe et aux cheveux blancs portant un complet bleu

Normand Labrie, recteur intérimaire de l'Université de l'Ontario français

Photo : Université de l'Ontario français

Le recteur par intérim reconnaît que les échéanciers sont serrés en vue de l'automne 2020, moment souhaité pour l'accueil des premiers étudiants.

La Loi sur les services en francais

Durant la campagne électorale, les engagements des progressistes-conservateurs étaient vagues sur la modernisation de la Loi sur les services en français, qui aura bientôt 32 ans. Doug Ford s'est engagé à une révision, sans préciser ce qui pourrait être changé. Questionné à ce sujet, le Parti progressiste-conservateur de l'Ontario avait répondu au questionnaire envoyé par l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario de la manière suivante :

Plus spécifiquement en ce qui a trait à la francophone [sic], il y a refonte sur la Loi [sic] sur les services en français, et l’Université de l’Ontario français.

Le commissaire aux services en français, François Boileau, pressait la province en 2016 de mettre à jour cette loi qui assure aux Franco-Ontariens des services provinciaux dans leur langue dans certaines régions.

Je crois donc qu’une modernisation de la Loi est nécessaire, voire essentielle, afin qu’elle réponde mieux aux besoins et aspirations des quelque 612 000 citoyens qui forment la communauté francophone de l’Ontario.

François Boileau, commissaire aux services en français,
Le Commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau.

Le Commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau.

Appuis aux organismes communautaires

L'ancien gouvernement libéral a créé en 2017 le Programme d'appui à la francophonie ontarienne (PAFO), qui octroie un million de dollars par année pour des activités culturelles et communautaires de la communauté franco-ontarienne. Ce programme devait être en place jusqu'à l'an prochain.

Il a permis par exemple à la Clé d'la Baie de Penetanguishene de recevoir plus de 90 000 $ pour offrir des camps radiophoniques et artistiques pour les adolescents.

Le PAFO a aussi accordé près de 25 000$ au Conseil des Arts de Hearts pour organiser des journées de la culture et un salon des services francophones.

La Place des Arts de Hearst est le centre culturel de la communauté.

La Place des Arts de Hearst.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Culture

Denis Bertrand, coordonnateur général de l'Alliance culturelle de l'Ontario, s'inquiète de savoir si les nouveaux fonds qui avaient été promis par l'ancien gouvernement libéral au Conseil des Arts de l'Ontario seront toujours accordés. Entre 2017 et 2020, 50 millions de dollars devaient être alloués au monde des arts, rappelle Denis Bertrand.

Ce n'est pas tout, dit M. Bertrand. Il explique que la province s'était aussi engagée à investir 2,9 $ millions à La Nouvelle Scène Gilles Desjardins d'Ottawa pour remédier à des défis inattendus encourus lors de la reconstruction de l'édifice et 4,2 $ millions au Mouvement implication francophone d'Orléans (MIFO) pour l'agrandissement de son édifice.

M. Bertrand se demande si le nouveau gouvernement de Doug Ford respectera les promesses de ses prédecesseurs.

La question ne se pose cependant pas pour la Place des Arts de Sudbury, assure Marie-Ève Pépin, directrice par intérim du développement à la Place des Arts de Sudbury. Toutes nos ententes de financement ont été signées déjà, y compris avec la province dont le financement est en place.

Dessin de l'édifice de la future Place des arts de Sudbury

Dessin de l'édifice de la future Place des arts de Sudbury

Photo : Radio-Canada / Facebook/Place des arts du Grand Sudbury

Santé

La question de M. Bertrand peut être posée dans plusieurs dossiers. C'est le cas, entre autres, des nouveaux 500 lits de soins longue durée promis pour les aînés francophones.

intérieure d'une chambre

Le nouveau centre de soins de longue durée compte 150 chambres.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Le gouvernement progressiste-conservateur a assuré durant la campagne électorale vouloir créer plus de lits dans ces centres, mais est-ce qu'il y aura un engagement précis pour les soins en français?

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