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Legault veut une réforme du mode de scrutin, mais sans référendum

François Legault en point de presse, entouré de quelques personnes.

François Legault croit que l'appui des électeurs, le 1er octobre, lui donnerait la légitimité nécessaire pour changer le mode de scrutin.

Photo : Radio-Canada / Cimon Leblanc

Radio-Canada

François Legault écarte l'idée évoquée par Philippe Couillard d'organiser un référendum pour réformer le mode de scrutin, même si le chef du Parti libéral ne fait pas d'une telle réforme une priorité. Pour sa part, le chef de la Coalition avenir Québec promet de la mettre rapidement en place, avec l'appui de Québec solidaire et du Parti québécois.

Un texte de Romain Schué (Nouvelle fenêtre)

« [Philippe Couillard] n’a pas de droit de veto pour le Parti libéral sur le mode de scrutin », a estimé François Legault.

Le PLQ est le seul à s'opposer à la refonte du mode de scrutin, alors que la CAQ, le PQ et QS se sont engagés depuis plusieurs mois à aller de l'avant avec un changement.

« Moi je le dis, si la CAQ est élue, on va déposer dans la première année une réforme du mode de scrutin avec l’appui de QS et du PQ pour avoir un mode de scrutin proportionnel mixte », a martelé le chef caquiste, qui avait déjà pris formellement cet engagement.

Selon ce dernier, avoir l’appui de la majorité des députés de l’Assemblée nationale, soit 63 des 125 élus, serait suffisant.

Philippe Couillard ne partage pas ce point de vue. Le chef libéral répète qu’un tel changement réclamerait une unanimité des élus, bien qu’aucune loi de l’oblige.

Philippe Couillard, devant un micro.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Philippe Couillard en campagne électorale à Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

« Une campagne électorale, c’est suffisant », dit Legault

Dans une table éditoriale avec Le Devoir lundi matin, le chef libéral a même laissé entendre qu’un référendum pourrait être nécessaire.

« Il faut avoir l’assentiment des partis politiques ou alors il faut demander au peuple de se prononcer sur une chose aussi fondamentale », a-t-il indiqué, en ajoutant que cette réforme n’était « pas dans [sa] liste de travail ».

François Legault, quant à lui, ferme la porte à un référendum. « Je pense qu’une campagne électorale, c’est suffisant pour avoir la légitimité de changer le mode de scrutin. [Les électeurs] vont se prononcer le 1er octobre », a-t-il souligné.

Jean-François Lisée ajuste ses lunettes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean-Francois Lisée en campagne à Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Un système qui a servi les libéraux, affirme Lisée

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, pense que Philippe Couillard ne veut tout simplement pas de changement au système électoral actuel. « Il n'en veut pas. Il n'en veut pas de réforme du mode de scrutin. […] Ils vont trouver tous les arguments nécessaires pour ne pas le changer », a-t-il réagi lors d'un point de presse à Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides.

« Je pense que lui [Couillard] il veut garder le pouvoir et ne pas avoir de référendum et si, comme je l’espère, il est renversé le 1er octobre, depuis l’opposition, il va faire une guérilla pour empêcher un système qui a servi les libéraux d’être modifié », a ajouté M. Lisée, qui promet lui aussi de réformer le mode de scrutin avec l'appui des deux autres partis.

Qu'est-ce que la proportionnelle mixte?

Les Québécois votent actuellement pour le candidat d'un parti dans une circonscription, et le parti qui réussit à faire élire le plus de députés est appelé à former le gouvernement.

Avec un mode de scrutin mixte, le projet envisagé par les trois autres partis, les électeurs voteraient toujours pour un député dans leur circonscription, mais il y aurait également des candidats proposés par les partis sur des listes régionales, élus en fonction du pourcentage des votes obtenu par chacune des formations.

C'est encore nous, dans les régions, qui allons passer à la casserole.

Philippe Couillard, chef du PLQ

Un autre chef de parti avait promis que les élections fédérales de 2015 seraient les dernières sous ce mode de scrutin : Justin Trudeau. Le gouvernement Trudeau avait toutefois renoncé à l'idée, ce qui a suscité la colère de plusieurs électeurs.

« Il n’a pas respecté sa parole », a dénoncé François Legault lundi.

Avec des informations de La Presse canadienne et la collaboration de Jérôme Labbé

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