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Richard Desjardins s'inquiète de la stratégie nationale sur le bois

Assis dans le fauteuil, Richard Desjardins a un air sérieux en regardant une vidéo sur le moniteur.

Richard Desjardins

Photo : Radio-Canada / Catherine Forget

Radio-Canada

Alors que la forêt a peu fait partie de la campagne électorale, voilà que le chanteur et réalisateur Richard Desjardins s'immisce dans le débat. Par l'entremise d'une capsule vidéo qui devait être rendue publique lundi et dont Radio-Canada a obtenu copie, Richard Desjardins s'inquiète de la Stratégie nationale de production de bois du Québec.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

La Stratégie nationale de production de bois, soumise à une consultation l'été dernier, propose, entre autres, d'effectuer de la foresterie intensive sur 25 % du territoire exploitable de la province.

On a toutes les misères du monde à protéger 20 % et là, le gouvernement va décréter que le quart des forêts du Québec va être artificialisé.

Richard Desjardins

Selon Richard Desjardins, cette façon de faire la foresterie aurait des conséquences écologiques, sociales et culturelles.

On va faire des plantations intensives, mais le reste du territoire, on va le bûcher comme on continue de le bûcher aujourd'hui, se désole le réalisateur dans la vidéo. Au lieu d'instaurer une stratégie nationale, qui pour nous représente une fuite en avant, on devrait commencer par faire un bilan de ce qui s'est passé dans les forêts depuis les 20 dernières années, réclame-t-il.

Philippe Couillard veut rassurer

Durant son passage à Val-d'Or, la semaine dernière, le premier ministre sortant et chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a voulu se montrer rassurant sur cette stratégie, notamment auprès du Conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg, qui s'est opposé à cette stratégie.

Les Algonquins ont émis des doutes sur cette politique-là, il faut se rencontrer et se parler parce qu'il faut extraire le plus de valeurs possible de la partie de la forêt qu'on veut exploiter, a répondu le premier ministre. Ça ne veut pas dire qu'on exploite toute la forêt, parce qu'on le fait à un niveau un peu plus élevé dans ces régions ou ces districts-là, on peut davantage protéger la biodiversité et avoir des méthodes écologiquement valables dans d'autres parties de la forêt boréale.

Quant au ministère des Forêts, il a affirmé, il y a deux semaines, qu'il analysait les commentaires formulés et sa stratégie finale devrait être dévoilée en 2019.

La voix de Richard Desjardins s'ajoute aussi à celles de l'Action boréale, de Greenpeace et de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP), qui avaient aussi pris position, en juillet dernier, contre la Stratégie nationale de production de bois.

Abitibi–Témiscamingue

Politique provinciale