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Le ministre de la Réduction du crime organisé affirme que Toronto est sécuritaire

Des armes
La violence armée est problématique à Toronto Photo: La Presse canadienne / Chris Young
CBC News

Le ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé du gouvernement fédéral, Bill Blair, a affirmé lors d'une conférence tenue à Toronto dimanche que la Ville Reine restait sécuritaire malgré le nombre important de fusillades qui a eu lieu cette année.

M. Blair, qui est aussi l'ancien chef de la Police de Toronto, a rappelé que de nouvelles mesures doivent être prises pour contrecarrer la vague de violence.

« Comparé à d’autres grands centres urbains au Canada, Toronto reste l’une des villes les plus sûres et les plus vivables de la planète. Cela ne signifie pas non plus qu'on doive se laisser aller dans la complaisance au sujet de la vague de violence », a-t-il déclaré.

Le portrait d'un hommeBill Blair, ministre de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé, était à Toronto dimanche Photo : Radio-Canada / CBC News

« Chaque acte de violence est une tragédie communautaire, en particulier lorsqu'il se déroule dans l'espace public. Ça nous concerne tous. Il n'y a pas de plus grande responsabilité pour un gouvernement que la sécurité de ses citoyens. »

M. Blair a promis de s’attaquer à la violence liée aux armes à feu et aux gangs, non seulement à Toronto, mais dans toutes les collectivités du pays.

Il a ajouté qu'il examinerait la possibilité d'interdire les armes de poing et de modifier la façon dont certains types de fusils d'assaut sont réglementés, tout en respectant les droits légitimes des propriétaires canadiens d'armes à feu responsables.

« Nous allons demander l'avis des Canadiens d'un océan à l'autre en plus de l'opinion de ceux qui ont une expertise dans ce domaine », a ajouté M. Blair. « Le gouvernement est prêt à examiner chaque mesure responsable et à fonder ses décisions sur les preuves dont nous disposons et sur les conseils d'experts que nous pourrions recevoir. »

L'événement de dimanche avait lieu à quelques pas de la fusillade de l'avenue Danforth qui a coûté la vie à deux personnes et durant laquelle plusieurs personnes ont été blessées à la fin juillet.

Le portrait d'une femmeJulie Dabrusin, la députée de Toronto-Danforth Photo : Radio-Canada / CBC News

La députée de Toronto-Danforth, Julie Dabrusin, qui a participé à l’organisation de la conférence, a déclaré que l’événement avait été mis sur pied en raison de cette fusillade.

« Les gens se demandaient quoi faire au sujet de la violence armée dans notre communauté. Ils ont toutes sortes de questions sur des sujets complexes », a-t-elle déclaré. « Nous voulions faire en sorte que les experts nous aident à mieux comprendre. »

Le Dr Scot Wortley, professeur agrégé de criminologie à l'Université de Toronto, et Louis March, du Zero Gun Violence Movement, ont également participé à l'événement.

Kelly Whetter de Communities for Zero Violence portait une chemise avec la photo de son fils de 22 ans qui a été assassiné en avril dernier. Selon elle, il faut travailler sur des questions de base comme la pauvreté et l'emploi.

« Ce sont tous les jeunes qui s'entretuent. Ils n'ont nulle part où aller. Ces jeunes n'ont pas d'espoir et beaucoup vivent dans la pauvreté », a-t-elle déclaré à CBC Toronto.

Mme Dabrusin croit que la solution n'est pas simple. « Le plus important est de scruter le problème sous tous ses angles et d’agir. »

La police s'est engagée à réduire la violence armée, selon le chef

Le chef de la police de Toronto, Mark Saunders, a déclaré dimanche lors d’un autre événement que son service continuerait de faire le nécessaire pour réduire la violence armée dans la ville. Il a également déclaré que les trois paliers de gouvernement - municipal, provincial et fédéral - participaient à la réduction de la violence armée.

« Si on parle de changer des lois ou d'offrir du soutien aux différentes communautés qui ont besoin d’aide, si nous voulons bien faire les choses, nous devons travailler collectivement », at-il déclaré.

En 2016, 130 homicides ont été commis à l'aide d'une arme de poing, selon Statistique Canada.

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