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Les victimes d'Elizabeth Wettlaufer et leurs proches veulent plus de respect pour les patients

Elizabeth Wettlaufer après une comparution au Palais de justice de Woodstock en janvier 2017

Elizabeth Wettlaufer après une comparution au Palais de justice de Woodstock en janvier 2017

Photo : La Presse canadienne / Dave Chidley

Radio-Canada

Les familles des victimes d'Elizabeth Wettlaufer affirment être toujours en colère envers les failles du système de santé qui ont permis à la meutrière de commettre ses actes.

Un texte de Katherine Brulotte

Des membres des familles touchées ont témoigné lundi matin à la fin des audiences de l’enquête publique sur la sécurité des résidents des foyers de soins de longue durée de l'Ontario.

Les émotions étaient vives dans la salle d'audience à St. Thomas en Ontario. Les proches des victimes de l'ancienne infirmière Elizabeth Wettlaufer attendaient avec impatience de pouvoir s'adresser au tribunal.

La fille de James Silcox, le premier patient auquel la meurtrière a injecté une dose mortelle d'insuline alors qu'il résidait au centre Carressant Care de Woodstock, est la première à avoir livré son témoignage.

Une femme parle aux médiasAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Andrea Silcox, la fille de James Silcox

Photo : Radio-Canada / Katherine Brulotte

Elle-même employée d'un centre de soins de longue durée public, elle souhaite que la commission recommande que les centres de soins administrés par des entreprises privées soient soumis aux mêmes normes.

Tous les centres de soins ne sont pas égaux

Andrea Silcox, fille de James Silcox

Selon elle, le faible nombre d'employés embauchés pour répondre aux besoins des patients ne permet pas d'offrir des soins appropriés ou même de constater de possibles problèmes au quotidien.

Arpad Horvath Junior, dont le père a été la dernière victime de l'infirmière, affirme pour sa part entretenir une grande frustration pour la perte de son père.

Il accuse les dirigeants des centres de soins de longue durée d'avoir camouflé les informations qu'ils détenaient sur Elizabeth Wettlaufer pour éviter de ternir leur réputation. Il dénonce aussi le bureau du coroner en raison de son refus de pratiquer une autopsie lorsque des employés ou des membres de familles de victimes l'ont suggéré.

Deux personnes dans les bras l'une de l'autreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Andrea Silcox et Arpad Horvat Jr à la sortie des audiences

Photo : Radio-Canada / Katherine Brulotte

Beverly Bertram est pour sa part venue raconter qu'elle vit toujours dans la peur depuis qu'Elizabeth Wettlaufer lui a injecté de l'insuline dans le but de la tuer.

Aujourd'hui âgée de 70 ans, elle a simplement dit espérer que les recommandations de la commission permettront d'amener davantage de respect - envers les résidents comme les employés - dans les soins de longue durée.

Sans minimiser le rôle de l'infirmière, elle est d'avis que le système mis en place a permis à certaines personnes d'ignorer ses appels à l'aide, ce qu'elle considère comme un manque de respect.

Plusieurs des membres des familles des victimes qui auraient voulu se présenter devant la commission ont été incapables de le faire pour des raisons de santé.

L'ensemble des participants à la commission présenteront aussi leurs arguments finaux à la juge au cours des prochains jours.

Les recommandations de la commission sont attendues en juillet 2019.

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