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L’OPEP et ses partenaires répliquent aux doléances de Donald Trump

Une pompe à pétrole dans un champ en Californie

Une pompe à pétrole dans un champ en Californie

Photo : Reuters / Lucy Nicholson

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les pays producteurs de pétrole interviendront pour éviter une pénurie sur le marché au moment opportun, a déclaré dimanche le ministre saoudien de l'Énergie, dans une réponse apparente aux demandes de Donald Trump de faire baisser les prix.

Khaled Al-Falih s'exprimait dans le cadre d'une réunion à Alger d'une vingtaine de pays membres et non membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui ont signé en 2016 un accord pour limiter leur offre afin de faire remonter les cours du brut.

Le comité ministériel chargé du suivi de cet accord, le Joint OPEC-Non-OPEC Ministerial Monitoring Committee (JMMC), a « exprimé sa satisfaction concernant les perspectives actuelles du marché pétrolier, avec un équilibre globalement sain entre offre et demande », indique la déclaration finale de la rencontre.

L'Arabie saoudite et la Russie, deux des trois plus grands producteurs mondiaux avec les États-Unis, ainsi que l'Iran, membre fondateur de l’OPEP, font partie des États qui ont signé l’accord de limitation de production, il y a un peu moins de deux ans.

Les niveaux de production en place n’ont donc pas été changés.

« Il est primordial que nous continuions à prévoir et à anticiper les changements dans l'équilibre de l'offre et de la demande et que nous prenions des mesures dynamiques pour éviter une conjoncture qui rendrait les consommateurs nerveux et anxieux », a toutefois prévenu M. Al-Falih.

« Cela signifie notamment fournir une offre adéquate et éviter toute pénurie sur le marché », a-t-il intentionnellement répété deux fois, au lendemain de la demande formulée par le président américain à l’OPEP de baisser ses prix.

« Nous protégeons les pays du Moyen-Orient, ils ne seraient pas en sécurité pour très longtemps sans nous, et pourtant ils continuent à augmenter les prix du pétrole toujours plus haut! On s'en souviendra. »

— Une citation de  Donald Trump, sur son compte Twitter

De nouvelles sanctions des États-Unis contre Téhéran prévues pour début novembre devraient faire chuter les exportations de l’Iran au cours des prochains mois et, par le fait même, l’offre de pétrole sur le marché mondial.

Donald Trump semble compter sur son allié saoudien, premier exportateur mondial, pour compenser la baisse des exportations iraniennes et éviter une hausse des prix.

Répondre à une pénurie

« Nous ne visons pas un prix, nous visons la stabilité du marché », a de son côté plaidé le ministre émirati de l'Énergie, Souhail Al-Mazrouei, président en exercice de la conférence de l’OPEP.

Le représentant de l'Iran à l’OPEP, Hossein Kazempour Ardebili, a de son côté indiqué que son pays continuait à honorer sa « part de production » et a dit espérer que les pays clients de l'Iran « exercent leur souveraineté et ne se plient pas aux instructions de Trump ».

Une hausse de 1 million de barils par jour avait déjà été décidée en juin, malgré une longue résistance de Téhéran.

Alors que des analystes s'interrogent sur la capacité des producteurs à réellement relever leur offre, les ministres saoudien et émirati ont assuré que certains pays avaient des capacités de production « additionnelles » qui pourraient être utilisées pour compenser une pénurie, qu’elle soit d’origine géopolitique, technique, météorologique ou autre.

« En cas de pénuries sur le marché, nous mettrons en place rapidement et résolument les capacités additionnelles disponibles parmi les pays signataires de l'accord. »

— Une citation de  Khaled al-Falih, ministre saoudien de l’Énergie

« Nous maintiendrons ou réduirons l'offre si jamais il y avait une baisse ou un choc de la demande sur le marché ou une hausse de l'offre », a précisé Khaled Al-Falih.

Un projet d'accord de coopération est d'ailleurs à l'étude entre pays membres et non membres de l’OPEP pour permettre de « manière continue de coordonner, de surveiller et d’intervenir, quand et si nécessaire, pour rééquilibrer le marché ».

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