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Couillard remet en question les intentions de Legault sur la souveraineté

Philippe Couillard parle aux médias debout derrière un lutrin sur lequel on peut lire : « Pour faciliter la vie des aînés ».
Philippe Couillard croit que l'élection d'un gouvernement caquiste projetterait une image négative de la province sur la scène internationale. Photo: Radio-Canada / Dany Pilote
La Presse canadienne

À huit jours du scrutin, la question de la souveraineté a effectué un retour dans la campagne alors que le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) a estimé que l'idée de l'indépendance n'était pas « complètement disparue » de l'esprit de son rival caquiste François Legault.

« Il a dit lui-même, il y a un moment : "Je n'en parle pas, parce que les chiffres ne sont pas là", a lancé dimanche Philippe Couillard, en point de presse à Vaudreuil, en Montérégie. Est-ce que cela veut dire que si les chiffres changent, [M. Legault] va être d'accord encore? C'est à lui qu'il faut poser la question. »

Sur Twitter, M. Legault a jeté le gant. En brandissant « l'épouvantail référendaire », Philippe Couillard est « à bout d'arguments », dit-il.

Le seul référendum c'est : après 15 ans de régime libéral, voulez-vous un autre quatre ans de gouvernement Barrette-Couillard?

François Legault, chef de la CAQ

M. Couillard a aussi reproché à son adversaire de la Coalition avenir Québec (CAQ) – qui a été ministre de l'Éducation et de la Santé dans des gouvernements du Parti québécois (PQ) – de laisser entendre qu'il pourrait obtenir de nouveaux pouvoirs auprès du gouvernement fédéral sans expliquer ce qu'il ferait advenant le refus d'Ottawa.

En point de presse, M. Couillard a lancé que personne, dans le reste du Canada, ne prenait la démarche de M. Legault au sérieux.

« La suite logique de ces demandes, c'est de dire : "OK, qu'est-ce que je vais faire si la réponse est non?", a demandé le chef du PLQ. C'est à lui de répondre, pas à moi. »

Une image négative du Québec

Par ailleurs, M. Couillard a suggéré que l'élection d'un gouvernement caquiste projetterait une image négative de la province sur la scène internationale.

Le leader libéral faisait notamment référence à la proposition de la CAQ d'imposer un test de valeur et de français aux nouveaux arrivants.

M. Couillard s'en est pris à ce qu'il a qualifié de « mea culpa de façade » de son rival de la CAQ sur ses erreurs en immigration, affirmant que la question de l'expulsion est toujours sur la table en cas d'échec au test caquiste sur les valeurs.

Il a affirmé qu'il ne souhaitait pas que l'on parle du Québec comme d'un endroit « fermé, craintif » et où l'on s'en remet au gouvernement fédéral pour d'éventuelles expulsions, comme le propose la CAQ.

« C'est presque du ridicule cette affaire-là, a-t-il dit. C'est mauvais pour le Québec d'avoir ce genre d'image », a-t-il déclaré.

Les promesses solidaires

Si le leader libéral n'a jamais évoqué le PQ dans le cadre de la période des questions, cela ne l'a pas empêché de remettre en question le « réalisme » des promesses de Québec solidaire, estimées à 12,9 milliards de dollars.

M. Couillard considère que l'impact budgétaire de telles mesures viendrait enrichir les poches des banquiers, étant donné que le Québec n'a pas la capacité financière d'assurer ce financement.

Il faudrait ainsi emprunter davantage, ce qui ferait gonfler la dette et les frais d'intérêt.

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