•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les États-Unis veulent créer de l'insécurité en Iran, selon Rohani

Hassan Rohani.
D'après Hassan Rohani, les États-Unis se comportent comme une brute. Photo: Reuters / Lisi Niesner
Reuters

Les États-Unis veulent créer de l'insécurité en Iran, mais n'y parviendront pas, a assuré dimanche le président iranien, Hassan Rohani, au lendemain de l'attaque contre un défilé militaire à Ahvaz, dans le sud-ouest du pays, qui a fait 25 morts et une soixantaine de blessés.

Douze des 25 personnes tuées par les quatre assaillants, qui ont eux-mêmes été abattus, étaient des membres des Gardiens de la révolution, le corps d'élite du régime chiite.

S'exprimant avant son départ de Téhéran pour participer à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le président iranien a accusé des pays arabes du Golfe, soutenus par Washington, de fournir un appui financier et militaire à des groupes de l'opposition iranienne issus de la minorité arabe du sud-ouest du pays.

Pour Hassan Rohani, les États-Unis se comportent comme une brute selon laquelle quiconque a un pouvoir peut agir en toute impunité partout dans le monde.

« La réplique de l'Iran [à cette attaque] viendra et se fera dans le cadre du droit et de nos intérêts nationaux », a prévenu Hassan Rohani, en ajoutant que les États-Unis regretteraient leur « agressivité ».

« Les petits pays fantoches de la région sont soutenus par l'Amérique, et les États-Unis [...] leur donnent les capacités nécessaires », a-t-il poursuivi.

Le chargé d'affaires des Émirats arabes unis (UAE) a été convoqué dimanche au ministère iranien des Affaires étrangères, à Téhéran, au sujet de propos tenus sur l'attaque de samedi par un responsable émirati, dont le nom n'a pas été divulgué.

Les Américains nient toute implication dans l’attaque

De son côté, l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Nikki Haley, a réfuté dimanche les accusations de l'Iran.

« Les gens manifestent en Iran. Chaque cent qui entre en Iran va à l'armée. Il [le président Rohani] opprime son peuple depuis longtemps, et il devrait regarder ce qu'il se passe chez lui pour comprendre d'où vient le problème », a commenté Nikki Haley à l'émission State of the Union sur CNN.

« Il peut nous accuser autant qu'il veut. Ce qu'il devrait faire est de se regarder dans un miroir », a poursuivi la diplomate américaine.

L'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, a estimé que les sanctions imposées par Washington contre Téhéran entraînaient des difficultés économiques qui pourraient déboucher sur une « révolution réussie » en Iran.

Politique internationale

International