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Jean-François Lisée exhorte les électeurs à se méfier de Québec solidaire

Jean-François Lisée en entrevue à l'émission « Les coulisses du pouvoir ».
Jean-François Lisée estime que les Québécois comprennent mal le programme de Québec solidaire. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

À une semaine du vote, le chef du Parti québécois (PQ) maintient que le programme de Québec solidaire (QS) n'a pas été suffisamment scruté par les médias et la population.

Un texte de Daniel Thibeault, animateur de l'émission Les coulisses du pouvoir

Après avoir remis en question la direction de QS lors du débat des chefs jeudi et le niveau d’attention que portent les médias au programme de la formation politique, le chef du PQ estime que les Québécois doivent faire preuve de scepticisme à l’endroit de la formation politique de gauche. « Oui bien sûr, méfiez-vous! », a lancé le chef péquiste en entrevue à l’émission Les coulisses du pouvoir.

Jean-François Lisée estime que les Québécois comprennent mal le programme de QS et que certains aspects devraient les inquiéter. Le chef du PQ s’en prend entre autres à l’approche économique de la formation de gauche.

« Ils veulent nationaliser toutes les grandes entreprises », a-t-il soutenu.

« Alors bon, Mme Massé et M. Nadeau-Dubois donnent l’image d’un parti de gauche modéré, mais quand on lit les textes, imaginez le signal que ça envoie aux dizaines de milliers de jeunes qui veulent aller en entreprise. C’est pas la peine : si vous êtes un succès, un gouvernement solidaire va prendre le contrôle de votre entreprise. »

La plateforme de Québec solidaire préconise une approche économique « juste, équitable, féministe et démocratique » et souligne que le Québec doit à la fois « démocratiser l’économie et revaloriser le rôle de l’État comme acteur de transformations sociales ».

Le chef du PQ croit surtout que la division du vote progressiste pourrait devenir un avantage pour les libéraux de Philippe Couillard.

« Le danger qu’il y a devant nous, c’est que tous les Québécois qui veulent le changement [et] qui sont très majoritaires – 70 % des Québécois ne veulent pas le retour de libéraux – alors c’est sûr que, si on se divise entre la CAQ, le Parti québécois puis QS, on peut se retrouver avec un autre gouvernement libéral. »

Visionnez l'entrevue de Jean-François Lisée à l'émission Les coulisses du pouvoir.

Des questions sans réponses

Jean-François Lisée estime que l’absence de médias couvrant à temps plein la campagne de Manon Massé et de Gabriel Nadeau-Dubois fait en sorte que certains éléments de leur programme ne sont pas suffisamment scrutés.
« C’est le genre de question qui n’a pas été posée depuis le début de la campagne […] et je pense qu’il faut être sérieux avec tous les partis et équitable avec tous les partis. »

Selon le chef du PQ, la formation politique de gauche n'a donc pas eu à se soumettre à une reddition de comptes aussi serrée que celle à laquelle ont été soumis les autres partis.

Lors d’une mêlée de presse à Gatineau où il s’était rendu constater les dégâts causés par la tornade de vendredi, Jean-François Lisée a cependant concédé que ce qu’il avait qualifié de « partie gratuite » la veille était « un défaut partagé que je partage avec les médias aussi ».

Plus tôt dans la campagne, le chef péquiste avait refusé de commenter le cadre financier de QS, affirmant qu'il « aimerait répondre à des questions sérieuses ». Il avait ensuite parlé d'un plan qui n'est pas réaliste et qui causerait un choc terrible au Québec.

De nouvelles questions sur le réel chef de QS

Le chef du Parti québécois a profité de l’entrevue aux Coulisses du pouvoir pour remettre de nouveau en doute le rôle de Manon Massé a titre de chef de sa formation politique.

« Pour Mme Massé, c’est un problème, parce que nous avons l’expérience d’avoir négocié, tous les partis souverainistes, avec un porte-parole, et de s’être fait dire que sa signature ne valait rien, parce que ce n’est pas lui qui avait le pouvoir », a-t-il souligné de nouveau.

« Je pense que des gens sont tentés par Québec solidaire. Eh bien, il faut se mettre à poser des questions sur le parti, sa structure [et savoir] qui a le vrai pouvoir au sein de ce parti. »

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