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Lisée admet qu’il contribue à faciliter la tâche de Québec solidaire

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, replace ses lunettes en parlant à des journalistes.
Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz
La Presse canadienne

Après avoir dit que Québec solidaire (QS) profitait d'une « free ride » (partie gratuite) de la part des médias depuis le début de la campagne, le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a laissé entendre samedi qu'il avait aussi sa part de responsabilité dans cette situation.

Vendredi, le chef péquiste avait lancé qu'il devrait y avoir des journalistes dans l'autobus de campagne de QS. Puisqu'il n'y en a pas, la formation politique de gauche n'a pas eu à se livrer, selon lui, à la même reddition de comptes que les trois autres principaux partis, qui sont questionnés sans relâche pendant les points de presse quotidiens.

Samedi, toutefois, pendant son passage à Gatineau pour constater les dégâts causés par la tornade de la veille, le chef a concédé que cette « free ride », « c'est un défaut partagé, que je partage avec les médias aussi ».

Il venait de se faire demander s'il n'avait pas laissé le champ libre à QS en ne s’attardant pas assez à ce parti pendant la campagne électorale. M. Lisée a rétorqué qu'il s'agira d'un bon sujet à analyser lorsqu’il fera son bilan de l’élection.

Le chef a ajouté qu'il constatait que les médias semblent vouloir « corriger le tir » depuis quelques jours. « La presse s'intéresse de plus en plus, avec un œil critique, nouveau, aux propositions de QS, au fonctionnement de QS. Donc peut-être qu'on va avoir un œil aussi critique sur eux que sur les autres partis, et c'est bon pour la démocratie. »

Plus tôt dans la campagne, lorsque le chef péquiste avait été appelé à commenter le cadre financier de Québec solidaire, il avait dit qu'il « aimerait répondre à des questions sérieuses ».

Il avait ensuite qualifié le plan d’irréaliste et avait averti qu’il causerait un choc terrible au Québec.

Le 11 septembre, le chef péquiste avait invité tous ceux qui comptaient donner leur voix à QS – un parti qui ne sera pas élu, avait-il dit – de ne pas diviser le vote des « progressistes » et de voter pour son parti afin d’empêcher la Coalition avenir Québec de former le prochain gouvernement.

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