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L’Aquarius perdra de nouveau son immatriculation

Le navire humanitaire Aquarius dans le port de La Valette, sur l'île de Malte.

L'Aquarius dans le port de La Valette, à Malte, en août

Photo : Reuters / Darrin Zammit Lupi

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le navire humanitaire Aquarius pourrait se retrouver sans pavillon pour la deuxième fois en deux mois. Le Panama a annoncé samedi qu'il avait l'intention de retirer l'immatriculation octroyée au bateau qui sillonne actuellement les côtes de la Libye.

Le pays d’Amérique centrale estime que l’Aquarius n’a pas respecté les procédures juridiques internationales au sujet du sauvetage des migrants en mer Méditerranée, une conclusion qui émane en grande partie des plaintes des autorités italiennes.

Selon celles-ci, « le capitaine du navire a refusé de renvoyer des migrants et des réfugiés pris en charge vers leur lieu d'origine ». L’Italie, dont les ports sont fermés aux migrants depuis juin, s'oppose farouchement à l’Aquarius.

Selon le communiqué émis par le Panama, « l'exécution d'actes portant atteinte aux intérêts nationaux constitue une cause de radiation d'office de l'immatriculation des navires ». L’Aquarius a secouru 11 migrants au large de la Libye jeudi et cherche un port où les débarquer.

Sans pavillon, le navire devra mettre un frein à ses activités humanitaires ou oeuvrer illégalement. Dans les dernières semaines, il a dû effectuer une escale forcée de 19 jours après que Gibraltar, territoire britannique d’outre-mer, lui eut retiré son immatriculation à cause d’activités de sauvetage pour lesquelles il n’était pas autorisé au sein d’une zone contrôlée par le Royaume-Uni.

Affrété depuis 2016 par l’organisme SOS Méditerranée en collaboration avec Médecins sans frontières, l’Aquarius est pris depuis quelques mois au centre d’une lutte entre les divers gouvernements d’Europe au sujet de la gestion des réfugiés dans cette zone où 1600 migrants ont disparu entre janvier et juillet.

Les pressions et les décisions italiennes causent des maux de tête au capitaine et à l’équipage du navire. En juin, le navire a été contraint d’aller jusqu’en Espagne pour permettre à 237 migrants de mettre pied à terre. En août, c’est à Malte qu’il a accosté pour y déposer 141 passagers.

Pendant les sept premiers mois de 2018, les arrivées de migrants en Italie ont chuté de 81 % (de 95 200 à 18 500) par rapport à la même période un an plus tôt. En contrepartie, elles ont bondi de 130 % en Espagne (de 12 100 à 27 600).

Avec les informations de Agence France-Presse

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