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Québec solidaire compte s’attaquer à l’épuisement au travail

Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a fait cette annonce en compagnie de Vincent Marissal (gauche) et d'Alexandre Leduc (droite).
Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a fait cette annonce en compagnie de Vincent Marissal (à gauche) et d'Alexandre Leduc. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Québec solidaire (QS) veut mettre en place « une vaste stratégie anti-burnout » pour lutter contre le stress au travail et l'augmentation des cas d'épuisement professionnel.

Un texte de Yannick Donahue

La formation politique de gauche propose de réformer la Loi sur les normes du travail pour donner un répit aux travailleurs de la province.

Le burnout est le mal du siècle. Nous sommes de plus en plus stressés, nous avons de moins en moins de temps, nous nous épuisons de plus en plus.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de QS

Il a mentionné que l’absentéisme au travail coûte 3,5 milliards de dollars aux entreprises québécoises chaque année. Au Québec, une personne sur quatre dit être exposée à un stress élevé au travail.

« Alors que le monde du travail a changé drastiquement dans les dernières années, les normes du travail, elles, n’ont pratiquement pas évolué », a-t-il dénoncé.

La stratégie contre l’épuisement professionnel présentée samedi matin par Gabriel Nadeau-Dubois comporte trois axes : l’ajout de vacances et de congés fériés, une hausse du nombre de congés de maladie et de responsabilité familiale payés et, finalement, un meilleur encadrement des heures supplémentaires.

Plus de temps libre

Premièrement, le parti s’engage à accroître à quatre semaines le nombre minimum de vacances après un an de service continu et à créer deux nouveaux jours fériés, soit la Journée internationale des femmes le 8 mars et la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs le 1er mai.

« En Europe, les travailleurs ont en moyenne 25 à 30 jours de vacances par année. Au Québec, c’est 16. Seize jours sur toute l’année. Cela n’a pas de bon sens. Même chose pour les fériés. Dans les pays de l’Union européenne, il y a en moyenne 11 jours fériés par année, alors qu’au Québec il n’y en a que 8. C’est normal que les gens s’épuisent avec aussi peu de vacances », a affirmé Alexandre Leduc, candidat solidaire dans Hochelaga-Maisonneuve.

Deuxièmement, Québec solidaire entend payer cinq congés pour responsabilité familiale sur les dix déjà prévus dans la loi (non rémunérés) et offrir une demi-journée de maladie payée par mois.

L’idée à l'origine de ces mesures est de « s’assurer que les normes du travail garantissent un réel équilibre entre vie personnelle et professionnelle ».

« Perdre une journée de travail pour des raisons familiales est un important facteur d’appauvrissement, en particulier pour les femmes », a dit Vincent Marissal, candidat solidaire dans Rosemont.

En 2016, les femmes au Québec se sont absentées du travail en moyenne 74 heures, pratiquement deux semaines de travail, contre seulement 19 heures pour les hommes. […] Cela fait une grosse différence dans le portefeuille d’une famille.

Vincent Marissal, candidat de QS dans Rosemont

Troisièmement, un gouvernement solidaire inscrirait dans la Loi sur les normes du travail le droit des salariés de refuser de faire des heures supplémentaires sans représailles.

De plus, il obligerait tout employeur à fournir l’horaire de ses employés au moins sept jours à l’avance.

« Toutes les études le montrent : plus de vacances entraînent des effets bénéfiques sur l’économie. Cela améliore le bien-être des travailleurs, réduit les maladies professionnelles et rend les employés plus efficaces », a indiqué Alexandre Leduc.

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