•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Chine convoque l'ambassadeur des États-Unis à Pékin après avoir subi des sanctions de la part des Américains

Terry Branstad.

L'ambassadeur américain Terry Branstad a été convoqué par le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Zheng Zeguang.

Photo : Reuters / Thomas Peter

Reuters

L'ambassadeur des États-Unis en Chine a été convoqué samedi au ministère chinois des Affaires étrangères afin d'y recevoir une plainte officielle de Pékin contre la décision de sanctionner une agence militaire chinoise et son directeur pour avoir acheté des avions de chasse et des systèmes antiaériens russes.

Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Zheng Zeguang a convoqué l'ambassadeur Terry Branstad pour lui faire part de « fermes protestations » contre les sanctions décidées par Washington, a indiqué le ministère.

Un porte-parole avait indiqué plus tôt dans la journée que la décision d'acquérir des avions de chasse et des systèmes antimissiles auprès de la Russie participait de la coopération normale entre deux États souverains, et que les États-Unis n'avaient pas « le droit de s'y ingérer ».

Jeudi, le département d'État américain a imposé des sanctions au département chinois de Développement des équipements (EED), la branche militaire en charge des acquisitions d'armements, après « des transactions majeures » avec Rosoboronexport, le premier exportateur d'armes russe.

Ces sanctions concernent l'achat par la Chine de 15 avions de combat Soukhoï Su-35 en 2017 et d'équipements associés aux systèmes S-400 sol-air en 2018, précisait le département d'État.

Un camion russe transportant des missiles.

Ces missiles S-400 sol-air ont été vendus par la Russie à la Chine.

Photo : Reuters / Vasily Fedosenko

La Chine est le seul pays à disposer des systèmes sophistiqués S-400 en violation de la loi américaine sanctionnant ce que Washington considère comme une « attitude pernicieuse » de la Russie, a expliqué un responsable du département d'État, samedi.

Cette loi a été promulguée en 2017 pour punir la Russie de son ingérence dans les élections américaines, de son intervention en Ukraine et de sa participation à la guerre civile en Syrie.

Le porte-parole de la diplomatie chinois, Geng Shuang, avait déjà fait part vendredi de sa « grande indignation », appelant les États-Unis à retirer ses sanctions, faute de quoi ils devront en « payer les conséquences ».

Politique internationale

International