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La fusion des zones de taxi de Québec suspendue

Une voiture de taxi à la place d'Youville, à Québec.
Une voiture de taxi à la place d'Youville, à Québec Photo: Radio-Canada / Jean-Simon Fabien

La fusion des territoires de taxi à Québec prévue pour lundi est suspendue. Un jugement de la Cour supérieure donne un sursis aux acteurs de l'industrie qui s'y opposent.

Les territoires de Québec, de Charlesbourg, de Beauport, de Sainte-Foy, de Val-Bélair, de Saint-Émile et de Wendake devaient ne former qu'une seule et grande agglomération de taxi à compter du 24 septembre.

Or, le juge Paul Corriveau suspend l'application de ce décret à la demande de plusieurs compagnies de taxi qui en activité en périphérie de Québec, comme Taxi Coop Ste-Foy et Taxi Laurier.

Les opposants craignent que la fusion des territoires de taxi à Québec nuise à la clientèle. Ils appréhendent des conséquences sur l'offre de service.

Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ).Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ) Photo : Radio-Canada / Nahila Bendali

Le Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec (RITQ) soutient pour sa part que la fusion sera bénéfique pour les clients.

Le porte-parole du RITQ, Abdallah Homsy, affirme qu'elle permettra à l'industrie du taxi de mieux concurrencer la multinationale Uber qui, elle, n'a pas cette limite de territoire.

M. Homsy estime que la fusion des zones de taxi contribuera à maintenir la valeur des permis de taxi. « Pour garder une valeur de permis, il faut donner un bon service à la clientèle et le bon service à la clientèle passe par les fusions d'agglomération. »

Périphérie négligée?

Élizabeth Hamel, directrice générale chez Taxi Laurier, craint de son côté que les citoyens vivant en périphérie du centre-ville ne souffrent des changements.

« Le centre va être plus névralgique », a-t-elle fait valoir, ajoutant que les chauffeurs, payés « à la commission, au mérite », vont se concentrer sur les points chauds et délaisser les zones moins achalandées.

Mme Hamel souhaite qu'une consultation publique soit menée dans ce dossier. « C'est trop majeur comme changement. »

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