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Le pape François reconnaît 7 évêques nommés sans son aval par Pékin

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Le pape François a reconnu samedi sept évêques chinois qui avaient été nommés sans son aval par le régime communiste.

Photo : Reuters / David Gray

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le pape François a reconnu samedi sept évêques chinois qui avaient été nommés sans son aval par le régime communiste. Cet accord pourrait augurer la reprise des relations diplomatiques entre le Vatican et la Chine, rompues depuis 70 ans.

L’accord jugé historique a été signé entre le Saint-Siège et la Chine, et l'annonce en a été faite pendant que le pape François est en visite en Lituanie pour un voyage de quatre jours dans les pays baltes.

Dans un communiqué, le Vatican précise que le pape a décidé de réintégrer dans son giron ces évêques « officiels » ainsi qu'un huitième évêque, aujourd'hui décédé.

Au moins trois d'entre eux avaient été excommuniés dans le passé.

Le Vatican évite toutefois de préciser si la Chine reconnaîtra pour sa part les évêques admis unilatéralement par le Saint-Siège.

Les chiffres du nombre d'évêques en Chine varient selon les sources. Selon le décompte d'un expert, la Chine compterait au total 77 évêques, dont les deux tiers étaient reconnus à la fois par Rome et Pékin.

Cependant, 17 d'entre eux qui étaient reconnus par le pape ne l'étaient pas par le régime communiste.

Le Vatican a déclaré que l'accord n'était « pas politique, mais pastoral ».

Nombre de diplomates estiment cependant que l'accord sur les évêques pourrait augurer d'une reprise des relations diplomatiques entre le Vatican et la Chine, rompues depuis 70 ans.

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Le pape François était en visite à Vilnius, en Lituanie, lorsque l'annonce a été faite par le Vatican.

Photo : Reuters / Max Rossi

Une déclaration du Saint-Siège ne mentionnait pas Taïwan, avec qui le Vatican entretient des relations diplomatiques.

Cette décision devrait « permettre de surmonter les blessures du passé », et conduire à l’unité catholique en Chine.

Certains voient d'un mauvais oeil l'accord et considèrent que le Vatican l'a bradé. Mgr Joseph Zen, archevêque de Hong Kong qui était devenu le symbole de l'opposition à cet accord, a parlé d'une « incroyable trahison ».

« Les conséquences seront tragiques et durables, non seulement pour l'Église en Chine, mais pour l'ensemble de l'Église, car il [l'accord] entame sa crédibilité. Peut-être est-ce la raison pour laquelle ils pourraient tenir secrète la teneur de l'accord », a dit Mgr Zen, 76 ans, dans une entrevue accordée à Reuters jeudi soir.

La Chine compte environ 12 millions de catholiques. Certains d'entre eux se tournent vers une Église clandestine, fidèle au Vatican, et d'autres vers l'Association patriotique catholique, inféodée au régime communiste.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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